Insolites

Un Monde Fou

Par L'Economiste | Edition N°:5153 Le 22/11/2017 | Partager

■ Un chez soi pour 71 millions de dollars!
On est jamais mieux que chez soi, mais à Hong Kong, il en coûte souvent plus qu’ailleurs. Un anonyme aux poches profondes s’est offert un appartement pour plus de 71 millions de dollars, un record. L’acquéreur a déboursé un total de 149,1 millions de dollars pour deux luxueux appartements perchés sur la montagne de plus de 370 mètres carrés chacun. Le plus petit des deux biens a coûté 71,1 millions de dollars, établissant un record du mètre carré, selon l’agence Bloomberg. En novembre, un gratte-ciel avait été vendu pour un montant record de plus de cinq milliards de dollars tandis qu’en juin la métropole avait battu le record mondial de la place de parking la plus chère. Celle-ci avait trouvé preneur pour 664.200 dollars. Le coût astronomique de l’immobilier à Hong Kong est devenu un sujet politique dans l’ancienne colonie revenue en 1997 dans le giron de la Chine.
Les petites entreprises ferment leurs portes, incapables de faire face au coût du loyer, tandis que de très nombreux habitants ne peuvent louer des appartements décents, sans parler d’acheter un logement. Près de 20% des sept millions d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté, selon une étude officielle publiée la semaine dernière.

■ Un Scrabble érotique pour se rencontrer
Mot compte triple: cunnilingus. A Londres, d’aucuns ont eu l’idée de réinventer les règles du Scrabble pour pimenter les soirées de speed-dating, transformant le vénérable jeu de plateau septuagénaire en petit abrégé de dictionnaire érotique.
L’événement porte le nom de «Dirty Scrabble» et attire en ce pluvieux soir d’automne une petite vingtaine de Londoniens, jeunes et moins jeunes, réunis dans le confortable salon privé d’un pub de Hammersmith, quartier animé de l’ouest de la capitale britannique. Musique branchée, lumières tamisées, bougies, cocktails et jeu coquin: tout est réuni pour permettre à ces célibataires de faire connaissance, et plus si affinités. C’est Jordi Sinclair, jeune entrepreneur spécialisé dans l’organisation de soirées ludiques, qui a eu l’idée de mixer ainsi speed dating et Scrabble libertin.
«Le Scrabble c’est sympa, mais pour faire des rencontres, c’est sans doute un peu trop sage», explique à l’AFP ce trentenaire, tee-shirt noir et jeans déchirés.
Difficile de lui donner tort: jeu de patience requérant un maximum de concentration, le Scrabble s’accommode mal du rythme effréné et de la tension émotionnelle inhérents aux rencontres chronométrées du speed dating. Alors pour coller à ces impératifs, les règles du Dirty Scrabble ont été réduites au strict minimum: pas de points, 11 lettres au lieu de 7, et le droit de prendre des libertés avec l’orthographe.

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