Entreprises

Trophée de la femme manager: La recette Engie pour promouvoir le leadership

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5146 Le 13/11/2017 | Partager
Remise des trophées mardi 5 décembre
Le jury vient de délibérer
3 critères: leadership, innovation et engagement sociétal
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Hassan Ouriagli, PDG de la SNI, Gérard Mestrallet, président du CA d'Engie, Miriem Bensalah, présidente de la CGEM, Fathallah Sijilmassi, SG de l'UpM, Nadia Salah, Directrice des rédactions du groupe Eco-Médias… un jury prestigieux pour cette édition du Trophée de la femme manager (Ph. SNI)

Le suspense reste entier sur les lauréates du trophée de la femme manager de l’année. Il va falloir attendre la cérémonie de remise, qui aura lieu mardi 5 décembre, pour lever le voile sur les 3 heureuses élues, dans les catégories «Leader», «Manager» et «Entrepreneure». Mais avec un jury aussi prestigieux, le casting ne pouvait être qu’exceptionnel. De grosses pointures, Hassan Ouriagli (SNI) et Gérard Mestrallet (Engie) ont présidé le jury qui a départagé les différentes candidates.

Parmi ce jury prestigieux, figurent aussi la patronne des patrons,  Miriem Bensalah-Chaqroun, Nadia Salah (fondatrice du groupe Eco-Médias), Fathallah Sijilmassi, SG de l’Union pour la Méditerranée (UpM), Valérie Bernis (vice-présidente de la Fondation Engie) ou encore Lionel Zinsou (ancien Premier ministre béninois et président de Terra Nova)...

Deux grands groupes pèsent donc de tout  leur poids en faveur de la parité dans l’entreprise marocaine. Il s’agit, côté marocain, de la SNI, et le groupe Engie côté français. «Certes l’idée de ce trophée est née au Maroc, mais notre engagement en faveur du leadership féminin est une politique continue du groupe depuis 10 ans», fait valoir Mestrallet, qui a fait le déplacement au Maroc pour trancher sur les 57 candidatures présentées.

La catégorie «Manager» est celle qui compte le plus de prétendantes au titre (38 candidatures), suivie par la catégorie «Leader» (13) et entrepreneure (6). «Nous sommes heureux que la SNI soit à nos côtés avec un engagement très actif», soutient Mestrallet. Le président du conseil d'administration du groupe Engie en est convaincu: «C’est une perte de richesse de ne pas donner aux femmes toutes leurs chances».

Mestrallet a en effet été entouré de femmes tout au long de son parcours. «De par ma propre expérience personnelle, j’ai eu à trois reprises des femmes en tant que patrons», témoigne ce grand patron. D’où son implication dans le combat pour la parité et le leadership de la femme dans l’entreprise.

Aujourd’hui, dans le conseil d’administration du groupe Engie, les femmes sont même  majoritaires (60%). Un record à l’échelle mondiale! «Nous sommes en tête des 100 premières entreprises cotées en Bourse dans le monde à compter autant de femmes dans les hautes sphères de décision», affirme-t-il non sans fierté. Ce fervent défenseur de la cause féminine exhorte ses collaborateurs à proposer aussi bien des hommes que des femmes pour les postes-clés au sein du groupe.

Il a aussi initié un système de mentoring en faveur des jeunes femmes et un réseau de netrworking, exclusivement féminin (baptisé Women in Networking, WIN). «Lancé avec une vingtaine de femmes, ce réseau compte aujourd’hui 1.800 collaboratrices dans 20 pays», témoigne Mestrallet.

Gérard Mestrallet se dit surpris par la qualité des dossiers présentés pour le trophée de la femme manager. «Il y a un vivier impressionnant de femmes marocaines actives, leaders, entrepreneurs, managers…». Certaines sont connues du grand public, d’autres dans le microcosme de l’économie marocaine. En effet, pour l’édition 2017, des candidates proviennent aussi bien du monde de l’entrepreneuriat que du secteur privé.

Mais au-delà d’une remise de trophée, l’évènement se veut surtout l’occasion d’alimenter le débat autour du leadership féminin et la place de la femme en entreprise, à travers la mise en lumière de parcours féminins exceptionnels et surtout des modèles inspirants. L'enjeu est de faire valoir de nouveaux leaders, des rôles modèles et surtout  donner des repères positifs pour les jeunes générations.

Les critères d’évaluation des candidates sont orientés autour de 3 valeurs: leadership et influence, innovation et engagement sociétal. Les critères d’évaluation ont été développés par le cabinet BCG suivant le modèle «adaptive leadership». Il s’agit d’un framework pour évaluer les modèles de leadership en entreprises et décliné sous forme de questionnaire.

Ainsi, quatre compétences-clés doivent être maîtrisées afin de s’adapter aux enjeux actuels: capacité d’anticipation, sens collectif, innovation et expérimentation ou encore approche win-win. Le choix des candidates s’est fait en amont en impliquant les DRH d’une cinquantaine d’entreprises et de groupes.

3 catégories, 3 enjeux

Les trois catégories du trophée de la femme manager ont différents enjeux:
Pour la catégorie «Leader», l’accent est mis sur le parcours d’excellence qui puisse servir de modèle, source d’inspiration pour les jeunes générations.
Dans la catégorie «Manager», l’idée est de mettre en lumière et aider à faire émerger les futurs leaders pour «briser le plafond de verre».
La catégorie «Entrepreneure» vise, elle, à récompenser et mettre en valeur l’audace et le courage de femmes ayant créé une entreprise.

 

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