Régions

Casablanca: L’arrêté d’hygiène reporté sine die

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5136 Le 27/10/2017 | Partager
Les élus tergiversent «le temps d’approfondir les discussions»
Encore des mois d’impunités pour les infractions d’hygiène
Un budget de 3,5 milliards de DH pour 2018
el-omari-casablanca-036.gif

Pour 2018, Abdelaziz El Omari, président du Conseil de la ville, table sur une augmentation des recettes de l’ordre de 27% par rapport à l’année référence 2015 (Ph. Jarfi)

Sans surprise, c’est un projet de budget 2018 de l’ordre de 3,5 milliards de DH qui vient d’être voté par les élus, lors de la session du Conseil de la ville qui s’est tenue jeudi 26 octobre. Celle-ci intervient suite au report de la session du jeudi 5 octobre, officiellement faute de quorum (et officieusement pour insuffisance des données).

Pour 2018, Abdelaziz El Omari, président du Conseil de la ville, table sur une augmentation des recettes de l’ordre de 27% (par rapport à l’année référence 2015). «Sur 5 ans, nous avons pour ambition de fructifier les recettes de plus de 50%», précise El Omari. Des ambitions surdimensionnées puisque les recettes 2017 ont crû d’à peine 8%.

Ce budget est toutefois plombé par les dépenses obligatoires et frais de fonctionnement qui en absorbent la grande part (85 à 90%). Le poste le plus budgétivore est bien évidemment celui de la masse salariale (31%), suivi par la propreté (19%), les dotations des arrondissements (10%), le remboursement de la dette (8%), l’éclairage public (8,4%), la subvention du ticket du tram (100 millions de DH) ainsi que d’autres engagements contractuels (5%)…

«Comment peut-on parler d’investissement ou d’exécution du plan d’actions communal dans ces conditions?», s’interroge un élu. De plus, la Banque mondiale n’a toujours pas donné son aval à la demande d’emprunt formulée par la ville en 2015 (à l’époque de Sajid). Ce montant de 200 millions de dollars, soit près de 2 milliards de DH, représente la contribution de la ville au plan de développement du Grand Casablanca (PDGC).

Aujourd’hui, le Conseil de la ville est contraint de recourir à un prêt auprès du Fonds d’équipement communal (FEC) afin de parer au plus urgent et honorer une partie de ses engagements. Ce prêt de 500 millions de DH servira aussi à financer des complexes culturels, des terrains de proximité, l’aménagement des bureaux d’Etat civil… Ce recours à l’emprunt auprès du FEC a été validé par les élus.

En revanche, plusieurs autres points à l’ordre du jour ont été reportés. Il s’agit notamment de l’adoption du projet d’arrêté municipal relatif à l’hygiène qui «nécessitera plus de temps afin d’approfondir les discussions», selon le maire. Il s’agit du 3e report de l’adoption de ce document controversé d’une centaine de pages ayant nécessité un an et demi de préparation (cf. L’Economiste du 25 août 2017).

Il en est de même pour la convention portant sur l’aménagement d’un «village Auto» à Moulay Rachid (cf. édition du 26 octobre 2017). En effet, ce projet de la Société nationale du transport et de la logistique (SNTL) vise à créer une zone de services mécaniques regroupant l’ensemble des métiers gravitant autour de la réparation automobile sur le même site.

Le nouvel emplacement permettra aussi de réduire l’impact des flux de transport des marchandises, relatif au secteur de l’automobile. En vertu de cette convention, la SNTL devait louer le terrain de 5 hectares à 100.000 DH/an. Mais le terrain, classé zone verte par le plan d’aménagement, nécessitera plus de consultations. L’avis favorable du président de l’arrondissement de Moulay Rachid est également requis.

Par ailleurs, la CUC vient d’instaurer de nouveaux tarifs d’occupation du domaine public par zoning. Dorénavant, il faudra payer des tarifs au mètre carré fixés en fonction du périmètre (quartiers commerciaux, grandes artères, quartiers périphériques… ), suivant des catégories A, B et C. Aujourd’hui, les tarifs d’occupation temporaire du domaine public varient entre 30 DH le m2/an (pour les superficies de moins de 10 m2) et 50 DH le m2/an quelle que soit la zone.

Contributions

LA Commune urbaine de Casablanca devra verser, au titre de l’année 2018, sa contribution dans plusieurs projets:
●  Le lancement du centre de régulation de la circulation via un système de vidéosurveillance sophistiqué (15 millions de DH)
●  L’aménagement du complexe Mohammed V (30 millions de DH)
● La réhabilitation de la décharge de Médiouna (15 millions de DH)
● L’aménagement du marché de gros des fruits et légumes (10 millions de DH)
● Le lancement des services des 3D, dératisation, désinsectisation et désinfection (20 millions de DH) …

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc