Régions

Casablanca/Hygiène: Le nouvel arrêté en vigueur dans six mois

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5131 Le 20/10/2017 | Partager
Le document final validé par la commission urbanisme et environnement
Il sera voté lors de la session du 26 octobre
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Les agents de la police administrative ont fait leur apparition à Casablanca dès 2012. Mais aujourd’hui, le cadre légal a changé et les moyens déployés seront plus importants (Ph. L’Economiste)

Reportée à deux reprises, l’adoption du nouvel arrêté municipal relatif à l'hygiène semble cette fois-ci imminente. Après quelques rectifications, le texte final, dont L’Economiste a dévoilé les grandes lignes (cf. édition du 11 août 2017), vient d’être validé par la commission urbanisme et environnement au niveau de la commune urbaine de Casablanca (CUC).

Il ne reste plus que la phase finale du vote par les élus lors de la prochaine session du jeudi 26 octobre, assure une source bien informée. Le wali de la région Casa-Settat devra néanmoins apposer son visa définitif avant que l’arrêté ne soit applicable. «Une période transitoire de 6 mois sera consacrée à la sensibilisation et la communication avant l’entrée en vigueur effective», souligne la même source.

Ce laps de temps devrait aussi être mis à profit pour la mise en service de la police administrative. A cet effet, une convention cadre, liant la CUC à Casa-Prestation, sera soumise au vote des élus lors de la prochaine session. La SDL prend en charge le recrutement, la formation et la mise en service des agents.

A terme, le but est de quadrupler les effectifs de contrôleurs actuels, en les équipant de matériel high-tech qui permet d’effectuer des contrôles en temps réel (smart contrôle). Un budget de lancement de 5 millions de DH sera dédié à la logistique (véhicules, système d’informations, applications…) afin de faciliter le travail des agents qui vont verbaliser les contrevenants en matière d’hygiène, d’urbanisme et d’occupation du domaine public.

Deux préfectures ont été choisies en tant que site pilote pour le démarrage de l’opération (Anfa et My Rachid). Les autres arrondissements seront intégrés au fur et à mesure. A terme, près de 300 agents seront déployés sur le territoire casablancais. Toutefois, la nouvelle réglementation en matière d’hygiène instaure des amendes qui sont loin d’être dissuasives. En effet, étendre son linge sur le balcon ou déverser ses ordures dans la rue n’est passible que d’une amende de 100 DH. Un montant dérisoire qui n’incitera pas les populations et  professionnels à respecter la loi.

Pour rappel, l’arrêté de plus de 100 pages et 295 articles réglemente l’hygiène dans plusieurs secteurs, allant de la restauration à l’hôtellerie, en passant par les cafés, boulangeries, boucheries, épiceries, hôtels, hammams, salon de coiffure et d’esthétique, taxis, bus… Elaboré avec le concours de l’ONSSA, le document se veut plus exhaustif que l’ancien arrêté municipal permanent, d’une vingtaine de pages, qui remonte au protectorat (1930).

 

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