Société

Maladies cardiovasculaires: La profession demande un registre national

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5125 Le 12/10/2017 | Partager
Facteurs de risque, antécédents, pathologies associées…
Une collecte nécessaire de toutes les caractéristiques
Pour combattre la 1re cause de mortalité au Maroc
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Puisque 80% des crises cardiaques ou des AVC prématurés sont évitables, il est essentiel de connaître et ainsi maîtriser les principaux facteurs de risque

La crise cardiaque est la plus grande faucheuse au Maroc et dans le monde. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) chiffre à plus de 17 millions par an les personnes qui meurent de maladies cardiovasculaires, soit près de 30% de la mortalité mondiale totale. Alors le sujet phare du 22e Congrès de la Société marocaine de cardiologie (SMC), qui vient de se tenir à Marrakech, était tout trouvé.

«En tant que société savante, la Société marocaine de cardiologie, qui regroupe tous les cardiologues du Maroc, est dans l’obligation de tirer la sonnette d’alarme sur ce fléau», a tenu à préciser son président, le docteur Samir Ztot. Toute la profession des secteurs universitaire, militaire, public et libéral, pointe du doigt la nécessité d’un registre national ou de registres régionaux de cette maladie du cœur. Ce registre de l’infarctus du myocarde permettrait la collecte des caractéristiques et l’évolution clinique des patients hospitalisés pour cette maladie dans tous les établissements marocains spécialisés.

Le bénéfice étant de connaître les principaux facteurs de risque, les antécédents cardiovasculaires et les pathologies associées. De même, ce registre permettrait de se renseigner sur les cas qui ont comme symptôme d’appel la douleur thoracique et les cas qui s’accompagnent d’insuffisance cardiaque. Il pourrait également regrouper les différentes modalités de prise en charge, par les différentes équipes, pour en sortir des études comparatives. Enfin il donnerait une image fidèle sur le taux de mortalité, notamment par rapport à l’âge des patients.

Le registre national de l’infarctus du myocarde serait donc un outil de gestion et de planification pour les politiques afin de mettre en place un programme national pour stopper l’évolution de cette pathologie cardiaque, qui n’épargne ni les personnes âgées ni les plus jeunes. Autre fléau: l’accident vasculaire cérébral (AVC), en recrudescence au Maroc, et sa prise en charge thérapeutique selon les standards internationaux. Sachant que 65% des patients ayant un infarctus cérébral et 75% une hémorragie cérébrale sont hypertendus, l’hypertension artérielle (HTA) doit être contrôlée.

Les cardiologues marocains ont donc planché sur toutes les questions phares liées aux maladies cardiovasculaires. Quelques zooms ont été faits sur les recommandations de la société européenne de cardiologie en matière d’infarctus du myocarde, sur les avancées techniques dans le traitement des affections congénitales du cœur chez l’adulte et chez l’enfant, mais aussi sur les nouveautés en rythmologie cardiaque, en cathétérisme ou en imagerie cardiaque. Dans le viseur, le constat de l’OMS qui estime que 80% des crises cardiaques ou des AVC prématurés sont évitables.

 

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