Economie

11e conférence de l’OMC: Dernière concertation préparatoire à Marrakech

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5124 Le 11/10/2017 | Partager
Les intervenants se mettent au diapason avant le round de Buenos Aires en décembre
Malgré l’intensification des réunions, le rythme des négociations est encore lent
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Soutien à l’agriculture, soutien aux stocks publics à des fins de sécurité alimentaire, des subventions au coton, à la pêche et la réglementation domestique dans le domaine des services. Ce sont là les thèmes qui seront abordés par les ministres du Commerce à Buenos Aires en décembre prochain et où l’on souhaite sortir avec «un plan concret», notamment pour les pays en voie de développement.

L’occasion sera la 11e conférence ministérielle de l’OMC à Buenos Aires, qui est l’organe de décision suprême de l’Organisation et  à laquelle participent des ministres chargés du Commerce et d’autres hauts fonctionnaires des 164 membres de l’Organisation. 

Plus que deux mois nous séparent de cette date et malgré l'intensification des réunions, des concertations et des négociations, «nous sommes à un point où les résultats concrets sont encore loin d'être atteints», note le directeur de l’OMC, Roberto Azvedo en guise d’introduction de la troisième et dernière rencontre des ministres du Commerce qui a rassemblé à Marrakech une quarantaine de ministres chargés des dossiers de l’OMC. Cette concertation qui s’est déroulée à huis clos revêt une grande importance dans la mesure où elle se tient à Marrakech, ville qui avait signé en 1994 l’acte de naissance de l’OMC.

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«Nous devons mener davantage de négociations afin d'identifier les points de convergence et de divergence», insiste Roberto Azvedo, directeur de l’OMC. Ci-dessus au côté de Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, qui a coprésidé la dernière réunion préparatoire avant Buenos Aires (Ph. Mokhtari)

Pour le ministre de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie numérique, Moulay Hafid Elalamy qui a coprésidé cette réunion, l’enjeu sera double à Buenos Aires: sortir avec des accords qui s’appliqueront aux générations futures et permettront de diminuer les distorsions en termes de développement  et placer cette Organisation en position de jouer le rôle qui lui revient dans la gouvernance commerciale internationale. «Les enjeux sont importants et nous avons une responsabilité historique».

Il faut dire que le Royaume, qui a adhéré au GATT en 1987, s’est toujours impliqué et mobilisé en faveur du continent africain en assurant la coordination de plusieurs groupes tout au long de ces 20 années (groupe arabe, groupe africain,…). Il a d’ailleurs assuré en 2013 la coordination du groupe africain, qui a joué un rôle fondamental dans le succès de la conférence ministérielle de Bali en Indonésie qui a abouti à la conclusion d’un accord sur la facilitation des échanges et l’adoption de décisions sur la sécurité alimentaire et sur les questions de développement en faveur des pays les moins avancés. Aujourd’hui, les préoccupations primordiales du continent consistent en la mise en place d’un système commercial multilatéral juste et équitable, qui soit en mesure de relever les défis de la croissance économique et du développement durable de l’Afrique.

 

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