International

Réunions du FMI et de la Banque mondiale: Croissance, dette, politique monétaire… au menu

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5123 Le 10/10/2017 | Partager
L'événement se tient jusqu'au 15 octobre à Washington
La reprise n’est pas encore totale
Des idées pour «réparer la toiture»

Conjoncture économique mondiale, lutte contre la pauvreté, développement économique, efficacité de l’aide... Plusieurs thèmes sont au menu des assemblées annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international qui se déroulent jusqu'au 15 octobre à Washington. Le Maroc y participe comme chaque année.

«La reprise mondiale tant attendue prend racine», a estimé Christine Lagarde, la directrice générale du FMI lors d’un récent discours à l’université Harvard. En juillet, l’institution a prévu une croissance mondiale de 3,5% pour 2017 et de 3,6% pour 2018. Elle devra publier cette semaine des prévisions actualisées.  «Si l’on examine le PIB, la relance touche près de trois quarts de la planète. C’est l’accélération la plus généralisée depuis le début de la décennie.

Elle se traduit par des emplois plus nombreux et un meilleur niveau de vie dans une grande partie du monde», indique la patronne du FMI. Mais la reprise n’est pas encore totale. Pour cela, des outils sont nécessaires pour «réparer la toiture», souligne Lagarde. L’inflation reste remarquablement faible malgré le fait que de nombreux pays avancés s’approchent du plein emploi. La politique monétaire doit donc continuer d’accompagner la reprise. Parallèlement, la bonne conjoncture financière risque de susciter un excès de confiance sur les marchés et une accumulation de vulnérabilités, dont l’endettement du secteur privé.

Dès lors, les Banques centrales doivent communiquer clairement leurs intentions et mener sereinement la normalisation des politiques monétaires selon les particularités de chaque pays. Les Etats dont la dette publique est trop élevée devraient profiter de la croissance pour réduire leur ratio dette/PIB et renforcer leur résilience. La maîtrise de la dette publique est également impérative dans de nombreux pays à plus faible revenu où elle a fortement augmenté ces dernières années.

D’autres messages essentiels: augmenter les revenus et créer des emplois. Une nouvelle analyse de l’institution de Bretton Woods (qui sera publiée cette semaine), indique que certains pays avancés pourraient augmenter l’imposition des plus hauts revenus sans nuire à la croissance. Aussi, un grand nombre des problèmes actuels nécessitent des solutions mondiales. Pensons par exemple à la corruption. Les pots-de-vin coûtent à eux seuls plus de 1.500 milliards de dollars chaque année, soit près de 2% du PIB mondial. Ajoutons-y le détournement de fonds, la fraude fiscale des entreprises, le blanchiment de capitaux ou encore le financement du terrorisme…

L’Afrique au rendez-vous

Le colloque sur l’état de l’Afrique, événement phare régional des assemblées annuelles et réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI, a pour objectif d’examiner les grandes tendances qui influent sur le développement économique du continent. Le thème de cette année est axé sur l’amélioration des compétences dans l’Afrique du XXIe siècle. «Les estimations de croissance économique sur le continent semblent plus optimistes en 2017», selon la Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l'Afrique (CEA), Vera Songwe. Le taux de croissance devrait se situer autour de 3% en 2017 contre 1,7% en 2016.

 

 

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