Economie

Croissance: La consommation des ménages, principal soutien

Par Franck FAGNON | Edition N°:5122 Le 09/10/2017 | Partager
Contribution de 2,7 points à la hausse du PIB au troisième trimestre
L’activité a progressé de 3,8% sur cette période
Le secteur de la construction en panne
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L’amélioration des revenus des ruraux, l’inflation basse ou encore l’accélération des transferts des MRE stimulent les dépenses des ménages. Elles restent la principale locomotive de l’économie

A 3,8% au troisième trimestre, la hausse du PIB a décéléré par rapport à avril-juin (4,8%) et est légèrement inférieure aux anticipations du HCP en juillet dernier (4,1%). Ceci dit, l’économie croît à un meilleur rythme que l’année dernière. La variation du PIB s’était limitée à 1,3% au troisième trimestre 2016.

En l’absence de relais fort, la consommation des ménages reste le principal soutien à la croissance marocaine. Les dépenses de consommation des ménages ont augmenté de 4,5% sur un an et contribuent pour 2,7 points à la hausse du PIB contre 2 points à la même période l’année dernière.

L’amélioration des revenus des ménages ruraux suite au rebond du PIB agricole a dynamisé la demande des ménages. Le contexte de faible inflation (0,2% en moyenne entre mars et août) favorise aussi les achats des ménages en plus de l’accélération des transferts de fonds des MRE (+6,5% au troisième trimestre). L’une des bonnes nouvelles dans le renforcement de la demande des ménages est qu’il profite un peu plus aux entreprises marocaines. Les importations de biens de consommation ont reculé de 11% sur un an relève le HCP.

Entre juillet et septembre, la contribution de l’investissement à la croissance du PIB s’est limitée à 0,8 point. L’investissement en infrastructures de base a retrouvé un rythme quasi normal après la formation du gouvernement. En revanche, dans la construction, les nouvelles opérations se font rares. Le recul de la demande de biens résidentiels modère de nouveaux investissements.

Les ventes de ciment qui sont un indicateur de la santé de l’économie poursuivent leur recul. La valeur ajoutée du secteur de la construction est en baisse depuis le début de l’année, soit trois trimestres consécutifs et le HCP ne prévoit pas d’inflexion à court terme. Le secteur terminerait 2017 en baisse, une première sur les huit dernières années. Dans les autres activités non agricoles, la valeur ajoutée minière a enregistré une croissance de 16% au troisième trimestre grâce en particulier à l’OCP.

Sur les trois derniers mois de l’année, la croissance s’établirait à 3,9% selon les estimations du HCP. Le rythme de progression des activités non agricoles demeure trop faible pour franchir un nouveau palier de développement et résorber le chômage. Aujourd’hui, la mécanisation de l’agriculture entraîne une destruction de l’emploi agricole. Cela pose de nouveaux défis notamment en matière de redéploiement de ces effectifs vers des secteurs à plus forte valeur ajoutée.

 

 

 

 

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