Culture

Sbagha Bagha: Un festival qui devient grand

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5121 Le 06/10/2017 | Partager
4e édition du festival qui gagne en indépendance par rapport au L’Boulevard
Des fresques murales, des battles, du hip hop, des compétions, des master class…
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La 4e édition de Sbagha Bagha a gagné en maturité et devient un festival indépendant et multidisciplinaire autour du street art

Pas de vacances pour les équipes de l’association casablancaise, l’EAC L’Boulevart! A peine les  scènes du festival, qui reste l’une des rares vitrines de la culture et des musiques actuelles et alternatives, démontées, que les équipes de bénévoles s’attellent à la préparation de l’autre évènement phare de l’association: Sbagha Bagha. L’évènement, annexé au festival L’Bouvard au début, a gagné en maturité  et affirme aujourd’hui son identité de festival à part entière avec une 4e édition indépendante.

«Sbagha Bagha» Casablanca street art festival, qui redonne des couleurs aux murs défraîchis de la métropole, est  donc de retour dans un nouveau format, plus étoffé, plus diversifié, mais toujours haut en couleur. Du 16 au 22 octobre prochain, street-artistes, graffeurs et muralistes marocains et étrangers vont s’attacher, à coup de bombes et de pinceaux, à habiller des murs de la métropole de toiles urbaines géantes, qui vont se rajouter à celles ornant déjà les murs de la ville blanche.

Orchestrée, mise en scène comme un vrai show, l’exécution des peintures murales prendra la forme de live performances offrant un spectacle vivant aux habitants de Sidi Bernoussi, Derb Sultan et Hay Mohammadi, les 3 quartiers sélectionnés pour cette édition. Parmi les artistes les plus attendus cette année, l’emblématique CIX, le muraliste mexicain aux œuvres très colorées et largement influencées de culture aztèque et zapotèque, ou encore l’Espagnol Nano-Nano.

Côté  marocain, c’est  Fouad Abid, membre du collectif  Placebo, au parcours individuel pleinement artistique, ainsi que le collectif bouillonnant Skefkef, dont l’un des membres Mehdi Annassi a signé l’affiche de l’évènement. Le festival ne s’arrête pas cette année aux fresques murales, plusieurs activités sont programmées dont, et pour la première fois au Maroc, une battle de graffiti.

La compétition, ouverte à tous les artistes marocains, sera supervisée par un  jury composé de membres du collectif belge CNN199 et l’artiste français Neok,  et décernera un prix à l’artiste qui réussira à gagner toutes les étapes éliminatoires. Une compétition très attendue qui sera ponctuée de performances musicales en live, assurées par le collectif de hip hop, Block 10. En parallèle,  les membres du jury animeront des master-class à l’Ecole des beaux-arts de Casablanca. Une résidence d’artistes sera organisée par le collectif Skefkef et des ateliers pour enfants auront lieu au centre culturel les Etoiles de Sidi Moumen.

Last but not least, la surprenante performance de l’artiste barcelonaise Marina Monsonis qui porte un véritable regard anthropologique sur le street art. Pour cette première rencontre, l’artiste  propose le projet  «Graffiti recettes», la performance consiste en une recherche sur les poissons de la région de Casablanca, les recettes, les ustensiles et les méthodes de pêche locales. En impliquant la population du quartier du port de Casablanca (pêcheurs, femmes, enfants…), Graffiti recettes se matérialise en fin de festival par la réalisation de recettes par les enfants du quartier dont les étapes sont consignées sous forme de graffiti sur les murs!

 

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