Economie

Investissement Léger mieux pour les collectivités territoriales

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5120 Le 05/10/2017 | Partager
5,3 milliards de DH investis à fin juillet, en hausse de 26,9%
Mais l’on reste loin des comptes: à peine 18% du montant budgétisé a été consommé
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Les dépenses de personnel représentent une part importante des  budgets des préfectures et provinces (45,6%) et des communes (40%). En revanche, 78% des dépenses réalisées par les régions vont à l’investissement

Faute d’expertise en ingénierie et déploiement de projets, les crédits d’investissement  des collectivités territoriales sont rarement consommés alors que les besoins, notamment en infrastructures, sont importants! A peine 18% à fin juillet sur 30,2 milliards de DH prévus par la loi de finances 2017.

Même les excédents qu’elles affichent cachent mal leur incapacité à réaliser les projets. Un surplus de 7,9 milliards de dirhams est dégagé à fin juillet et les fonds disponibles ont atteint 34 milliards de DH dont 25,9 milliards sont constitués par les reports de crédits des exercices antérieurs!

Au total, la Trésorerie Générale du Royaume a versé 5,3 milliards de dirhams aux fournisseurs des collectivités contre 4,1 milliards en juillet 2016, enregistrant ainsi une hausse de 26,9%. Ce qui atteste néanmoins d’une légère accélération.  L’essentiel des dépenses d’investissement a été consacré aux  programmes nationaux pour un montant de 1,9 milliard de DH, en hausse de 36%. Il s’agit du programme d’électrification rurale globale, celui d’alimentation en eau potable et le programme national des routes rurales.

Viennent, ensuite, les acquisitions mobilières (achats de véhicules et de motocycles) et les projets intégrés (construction de gares routières, réalisation de souks hebdomadaires, travaux d’aménagement, construction, entretien des chemins, etc.) qui ont pris respectivement 29,2 et 19%. En revanche, les investissements dans les travaux neufs et les grosses réparations ont baissé de 3,8%: sur une prévision de 10 milliards de dirhams, 1,3 milliard seulement ont été consommés à fin juillet.

Les dépenses globales des collectivités, qui feront l’objet d’un contrôle a priori une fois les décrets validés par le Conseil de gouvernement publiés au Bulletin officiel (cf. L’Economiste N° 5115 du 28/09/2017),  sont en hausse de 16%. Elles sont marquées par les salaires et indemnités qui ont pris 7,2%. Une hausse qui s’explique par l’accroissement des cotisations à la Caisse marocaine de retraite et par la revalorisation des indemnités des présidents des collectivités territoriales et des conseillers, laquelle court à partir de la date de leur élection. Ce qui s’est traduit par le versement de 376 millions de dirhams à fin juillet  contre 55 millions en 2016.

Les recettes des collectivités ont évolué moins rapidement que les dépenses: 7,6%, s’établissant à 21,3 milliards de DH. Elles proviennent notamment des ressources transférées par l’Etat (+ 7,7%). Les transferts ont atteint 12,3 milliards de DH sous l’effet notamment de la hausse des subventions et de la part des régions dans le produit de l’IS et de l’IR . La part de l’IS et de l’IR affectée aux régions est passée à 3% en 2017 contre 2% auparavant. 

Les ressources gérées par l’Etat pour le compte des collectivités ont atteint 4,9 milliards de DH. L’essentiel est constitué par la taxe de services communaux et la taxe professionnelle. En revanche, les recettes de la taxe d’habitation restent faibles alors que le potentiel est important. De leur côté, les ressources propres ont quasi stagné.

 

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