International

Carnage à Las Vegas: Tant de questions...

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5119 Le 04/10/2017 | Partager
Qu’est-ce qui a pu motiver le tueur?
Les autorités ont rejeté une revendication de Daesh

Les Américains sont dans le doute. Ils cherchaient encore à comprendre pourquoi un mystérieux retraité, équipé de multiples fusils d'assaut, a mitraillé les milliers de spectateurs d'un concert en plein air à Las Vegas dimanche soir. Le FBI a rejeté la piste d'un attentat jihadiste, face à une revendication de l'organisation Etat islamique. Cette dernière a qualifié le tireur de «soldat, converti il y a quelques mois à l'islam et nommé dans leur communiqué Abou Abdelberr l'Américain». «Nous n'avons établi aucun lien à ce stade avec un groupe terroriste international», a déclaré l'agent spécial de la police fédérale Aaron Rouse.

Le bilan des victimes s'est encore alourdi lundi soir, établissant un sinistre record. Outre ceux touchés par balles ou par éclats de balles, beaucoup se sont blessés dans leur fuite. Perché dans un étage élevé d'un hôtel surplombant le concert, le tireur était un Américain blanc de 64 ans, surnommé «Stephen Craig Paddock», riche comptable à la retraite habitué des casinos. Il s'est suicidé avant que les policiers ne l'atteignent. Le tireur s'était minutieusement préparé.

Les policiers ont retrouvé 23 armes de calibres différents, dont des fusils d'assaut, dans sa chambre, vraisemblablement transportées dans plus de 10 valises, selon le shérif de la ville, Joseph Lombardo. Certains fusils étaient équipés de lunettes. Son véhicule contenait du nitrate d'ammonium, un engrais qui peut servir à fabriquer des explosifs, rapporte l’AFP.

A son domicile de Mesquite, à environ 120 km de Las Vegas, un arsenal comprenant 19 armes supplémentaires, des milliers de munitions et des explosifs a été découvert. Lors d'une déclaration au ton grave, le président Donald Trump n'a évoqué ni la question des armes à feu ni celle du terrorisme. Une minute de silence a été observée lundi à la Maison-Blanche, où les drapeaux avaient été mis en berne, comme au Congrès. En signe de solidarité, l'Empire State Building a été éteint, ainsi que la tour Eiffel et des veillées de solidarité avec les victimes ont eu lieu en différents lieux.

 

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