Competences & rh

DRH cherche désespérément middle-manager

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5118 Le 03/10/2017 | Partager
Des groupes sont obligés de recruter à l’international
Marwa, Somaca… chacun sa méthode

Le Maroc produit suffisamment de cadres et d’opérationnels, mais très peu de middle managers. Les entreprises souffrent de plus en plus de la rareté de ces profils sur le marché. «Nous comptons une élite formée dans les plus grandes écoles, capable de penser un Maroc nouveau, mais pas de relais!», regrette le fondateur du cabinet Diorh, Essaïd Bellal. Il intervenait mercredi dernier au campus de Toulouse Business School à Casablanca, autour des besoins en RH.

Chaque structure tente de s’en sortir comme elle le peut. C’est le cas du groupe de prêt-à-porter Folly Fashion, propriétaire de la marque Marwa. «Nous comptons 1.200 salariés. Au niveau des top managers et ouvriers, nous arrivons à trouver des profils. Mais pour les middle managers, c’est une autre paire de manche, nous avons beaucoup de mal à en dénicher», confie sa DRH, Selma Sefrioui, également invitée au débat, aux côtés de Mohamed Bachiri, DG de la Somaca, et de Jean-Claude Merlane, directeur du programme Master RH de Toulouse Business School.

Plusieurs profils manquent à l’appel dans le groupe, administratifs, ingénieurs, créatifs, fonctions de retail et de logistique… «D’autant plus qu’il n’existe pratiquement que deux écoles de stylisme/modélisme», souligne Sefrioui. Le groupe est donc contraint de chercher des compétences à l’international. Des Chinois, des Vénézuéliens, des Anglais, des Italiens… plusieurs nationalités se côtoient aujourd’hui chez Folly Fashion.

A la Somaca, le management compte surtout sur la mobilité interne pour combler ses besoins en compétences. Il mise aussi sur la fidélisation de ses collaborateurs «Quand la politique RH ne favorise pas la promotion interne, les employés perdent confiance et finissent par partir», insiste Mohamed Bachiri.

Ce n’est que quand aucun des profils disponibles ne correspond au poste libéré que l’entreprise se tourne vers l’extérieur. «Nous finissons par trouver des candidats, même s’ils ne correspondent pas toujours à nos attentes. Nous complétons avec des formations et des coaching», précise le DG de la Somaca. Cette pénurie engendre des coûts supplémentaires difficiles à supporter, surtout pour les entreprises exportatrices.

 

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