Tribune

Management de l’entreprise: Les nouveaux paradigmes

Par Hamid BOUIDAR | Edition N°:5114 Le 27/09/2017 | Partager

Ingénieur en électrotechnique, diplômé en économie et en management d’entreprise, Hamid Bouidar a assumé des charges de directions générales au sein du groupe ONA-SNI (Cosumar, Centrale Laitière, Brasseries du Maroc…). Il a exercé des fonctions similaires en Algérie auprès du partenaire local de Coca-Cola. Il enseigne toujours à l’ISCAE, HEM et l’ISTB. Il accompagne aussi des entreprises souhaitant lancer un redéploiement stratégique. Il est conseiller à la présidence du groupe Koutoubia (Ph. F. Al Nasser)

Dans le contexte mondial actuel, hautement difficile, de grands enjeux s’imposent à tous, et impactent profondément les entreprises, plus particulièrement celles des pays en développement. Ces enjeux portent, pour l’essentiel, d’une part sur la globalisation des marchés, d’autre part sur  le déséquilibre grandissant entre l’offre et la demande.

Les exigences de compétitivité deviennent donc de plus en plus fortes. Dans ces conditions, la seule solution qui s’impose est de se mettre en quête d’excellence. Or, cette dernière n’a de réalité que si l’entreprise s’installe dans l’efficience totale et durable.

Efficience et réalité du management

L’efficience, qui constitue le grand moteur de l’excellence, ne s’improvise pas, ne se décrète pas. Elle se mérite, après d’énormes efforts d’apprentissage et d’adaptation. A cet effet, il faut maîtriser les savoirs, les savoir-faire et s’approprier les attitudes qui les accompagnent. Ce qui aboutirait au savoir-être.
Nos efforts doivent être portés simultanément sur deux  aspects complémentaires qui caractérisent le management rationnel de toute entreprise.

Pour mieux comprendre cette sorte de dichotomie, rappelons que l’entreprise est à la fois un agent économique et un groupement humain. Nous aurons donc à aborder le management selon, en quelque sorte, les aspects «infrastructure» et «suprastructure». Concrètement, il y a lieu d’engager le travail, sur:
1- toutes les techniques et les «boîtes à outils» du management, ce qui regroupe tous les savoirs et savoir-faire nécessaires au fonctionnement de base de l’entreprise, c’est la partie «hard» de l’évolution, et qui constitue notre «infrastructure»;

2- toutes les intelligences et sensibilités des responsables et de leurs collaborateurs. Il s’agit des savoir-être, la partie «soft» qui permettra à l’entreprise  d’intégrer l’esprit de «leadership». Ce sera notre «suprastructure».
En conclusion, la création, l’animation et la réussite de l’activité économique sont uniquement le fait du «Groupement humain». Il donne le vrai sens au phénomène «Entreprise». De même, l’efficience durable n’existe pas sans une réelle dynamique des RH.
Intégrer la dimension RH dans la stratégie devient une nécessité absolue. Les dirigeants doivent comprendre que les hommes peuvent donner un réel avantage compétitif considérable à leur entreprise. Aussi, doivent-ils adopter une stratégie de développement humain, en harmonie avec leur stratégie économique. Ils peuvent attendre, sûrement, de la fonction RH, une forte valeur ajoutée, au service de la compétitivité.

Le «groupement humain»: Une suprastructure

C’est cette composante qui a, entre autres, la particularité d’accompagner et de donner un sens à la partie «agent économique». Mieux encore, elle la dirige et s’efforce d’en tirer le meilleur profit possible. Ainsi, le «groupement humain» peut  être considéré comme la composante, de loin, la plus importante, car elle est, à la fois, intelligente et sensible. Aussi, est-il plus constructif de considérer les éléments du «groupement humain» comme des êtres concrets, dotés d’intérêts, de passions, de préjugés ou d’idéaux. Ce sont eux qui font face au produit et au client, et qui, dans les laboratoires, préparent l’avenir. Leur action, individuelle et collective, dépend de leur engagement, c’est-à-dire du type de relations qu’ils entretiennent avec leur entreprise.

 

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