Politique

Parlement: Benchamach plaide pour une intégration arabo-africaine

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5111 Le 21/09/2017 | Partager
Il a appelé à la création d’un mécanisme de coopération entre les conseils des deux régions
La sécurité alimentaire en tête des dossiers prioritaires
AG de l'Association des Parlements africains et arabes à Rabat
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Hakim Benchamach, président de la Chambre des conseillers, et Habib El Malki, président de la Chambre des représentants, s’accordent à dire que l’Afrique et le monde arabe sont appelés à faire face aux mêmes défis. D’où la nécessité de renforcer la coopération entre les parlements de ces régions, dans une approche win-win (Ph. Bziouat)

Comment renforcer la coopération entre les Etats arabes et africains dans une logique win-win? Un sujet qui figure en tête des priorités de l’Association des sénats, shoura et conseils équivalents d’Afrique et du monde arabe (ASSECAA), dont l’assemblée générale a été tenue hier, à Rabat. Ceci est d’autant plus important que les deux régions font face aux mêmes défis, comme l’a souligné Hakim Benchamach, président de la Chambre des conseillers, lors de la séance d’ouverture, qui a connu la présence du chef du gouvernement, Saâdeddine El Othmani.

«La fragilité de la situation politique reste notre premier adversaire», a-t-il dit. Benchamach, de même que Habib El Malki, président de la Chambre des représentants, ont mis l’accent sur les différents challenges sociaux, économiques et sécuritaires qui plombent les efforts de développement en Afrique et dans plusieurs pays arabes. Terrorisme, sous-développement, réchauffement climatique… autant de problèmes qui exigent des réponses intégrées. D’où l’importance d’un «partenariat stratégique arabo-africain, articulé autour d’une logique de coopération Sud-Sud bénéfique à toutes les parties», a estimé Benchamach. Un constat partagé par El Malki, qui a insisté sur les facteurs favorisant cette intégration des deux régions.

«L’importance de la taille du marché arabe et les opportunités qu’offre l’Afrique en tant que véritable gisement de croissance peuvent aboutir à la création d’une puissance économique régionale émergente», a-t-il indiqué. Pour lui, «il n’y a pas de recette magique. L’essentiel est de capitaliser sur les acquis».

Dans ce sens, Benchamach a proposé d’inscrire au plan d’action de l’ASSECAA, pour l’année prochaine, le dossier de la sécurité alimentaire devant faire l’objet d’une coopération parlementaire entre les deux régions. Cela devra passer par «la création d’un mécanisme de coordination sur ce sujet, piloté par l’Association, en partenariat avec l’Union africaine et la Ligue arabe». Dans cette dynamique, complémentarité et volonté politique restent décisives, comme l’ont précisé les présidents des deux Chambres du Parlement.

 

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