Entreprises

Résultats semestriels: La branche Vie dynamise Wafa Assurance

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5111 Le 21/09/2017 | Partager
Elle a contribué pour 85% à la croissance de l’assureur
L’épargne bancassurance capte une partie des dépôts à terme
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Les indicateurs sont au vert pour Wafa Assurance, au 1er semestre 2017. L’entreprise a assuré une progression de son chiffre d’affaires de l’ordre de 14,7%. Pareil pour son résultat net et ses fonds propres, qui ont enregistré respectivement une hausse de 9,7 % et 2,8%

Wafa Assurance a accéléré sa croissance au 1er semestre dans un contexte fortement concurrentiel. L’assureur a réalisé un chiffre d’affaires de 4,3 milliards de DH en progression de 14,7% par rapport au premier semestre 2016. Avec un peu de la moitié des primes (2,2 milliards de DH), la branche Vie est le principal moteur de l’activité de l’assureur.

A noter le dynamisme des produits d’épargne commercialisés via les réseaux bancaires qui font un bond exceptionnel de 45%! Cette croissance exceptionnelle (qui a démarré depuis trois ans) s’explique par des versements exceptionnels et le transfert d’une partie de l’épargne placée dans les dépôts à terme (DAT) dans les banques, confie Ali Harraj, PDG de Wafa Assurance. La baisse de la rémunération des DAT a attiré les épargnants vers des produits d’assurance vie dont le régime fiscal augmente par ailleurs l’attractivité.

La Non-vie affiche une croissance plus modérée de 3,9%, portée à 60% par l’automobile qui croît de 4,8%. Seule inquiétude dans la branche automobile qui au demeurant reste rentable, la montée des sinistres matériels dans le secteur.
Le ratio de sinistralité courante Non-Vie s’établit à 59,8%. Il évolue favorablement en enregistrant une progression de 5,9 points. C’est un indicateur sensible chez les assureurs car son évolution impacte lourdement la profitabilité. Par rapport à l’année dernière, le premier semestre 2017 a connu une baisse de l’équivalent de 100 millions de DH des sinistres de pointe.

Mais le management de Wafa Assurance se garde de tout triomphalisme car «il peut y avoir des surprises d’ici la fin de l’année». L’autre bonne nouvelle est la baisse de frais de gestion de 1,6 point qui tient à l’amélioration du recouvrement, conséquence entre autres, de l’entrée en application de la circulaire de l’Autorité de régulation.

Cette réglementation qui impose aux courtiers le reversement des primes dans les 15 jours suivant l’émission des polices. La circulaire a clairement permis d’assainir la situation, assure le management de la compagnie. Pour les arriérés, l’assureur a conclu des protocoles d’accord avec ses partenaires (courtiers) sur un montant de 150 millions de DH.
Le résultat net a évolué de 9,7% par rapport à la même période l’an passé, à 563 millions de DH au 30 juin. La progression est issue du résultat non-technique, qui s’améliore grâce à la baisse des charges financières et une charge d’impôt en baisse en raison du poids plus important des dividendes de ce semestre.

La branche Vie affiche un résultat stable, compte tenu d’un résultat d’exploitation qui se maintient dans le temps et d’une marge financière en légère hausse. Au 30 juin 2017, le segment a affiché un résultat de 170 millions de DH. Le contexte de marché des actions a été favorable.
La forte progression du résultat financier Vie est due principalement à l’augmentation des dividendes de plus de 60 millions de DH.

                                                                          

Nouvelles règles prudentielles: Peut-être en 2019

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Ali Harraj, président de Wafa Assurance

La profession a reçu le projet de la circulaire de l’Acaps (régulateur). Il y a d’abord l’instauration de nouvelles règles en matière de fonds propres qui seraient non plus calibrés selon les risques de souscription, mais selon l’ensemble des risques opérationnels. Cela va mettre la pression sur les compagnies.
Ensuite, il y a des exigences relatives à la gouvernance. En ce qui concerne Wafa Assurance, nous les appliquons déjà en grande partie, assure le PDG, Ali Harraj. Le troisième pilier touche le reporting financier dont les modalités deviendront encore plus contraignantes. Mais le plus lourd de tous les changements concerne les exigences liées aux fonds propres et à la solvabilité. Elles nécessiteront beaucoup d’investissement dans les systèmes d’information.
Pour le moment, l’objectif est d’appliquer ces nouvelles règles prudentielles en 2019, mais il n’est pas certain que l’échéancier initial soit tenu, concède le président de Wafa Assurance. Il y aura peut-être un glissement parce qu’il faudra réaliser des études d’impact sur les bilans des compagnies d’assurance.

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