Economie

Recettes fiscales: Le budget fait le plein

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5111 Le 21/09/2017 | Partager
L’IS et la TVA à l’intérieur en hausse
Les remboursements TVA reculent de 1,3 milliard de DH
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La TVA constitue la première source du budget de l’Etat. Elle est suivie par l’IS dont les recettes ont augmenté de 18,8%

Bonne tenue des recettes fiscales à fin août. Elles sont à 132,2 milliards de DH en augmentation de 6,9%. A l’exception des droits de douane qui ont reculé de 7,2%, tous les impôts et taxes sont sur un trend haussier. L’IS performe avec un accroissement de 18,8% reflétant la bonne santé financière des entreprises en particulier des grands contributeurs. Cet impôt pourrait connaître des changements avec l’introduction d’une dose de progressivité dans la loi de finances 2018. Réclamées depuis plusieurs années par le patronat, les études d’impact sont menées par le ministère des Finances  où l’on considère l’IS proportionnel comme un premier pas vers la progressivité.

Les recettes de la TVA, l’impôt le plus lourd à supporter pour les ménages, sont en hausse de 7,8%. L’accroissement est plus prononcé au niveau interne renvoyant à une hausse de la consommation: 12,6% contre une baisse de 9,5% l’année dernière. L’Etat a débloqué 4,4 milliards de DH de remboursement TVA au profit des entreprises. Un montant en recul de 1,3 milliard de DH. D’ailleurs, la CGEM s’insurge contre le ralentissement du rythme de versement de crédits TVA. Le patronat demande aussi la mise en place d’un mécanisme pour les crédits TVA accumulés depuis janvier 2014!

Les recettes de la TVA à l’importation marquent une hausse de  5,3%. Elles sont surtout tirées par la taxe sur les produits énergétiques (+18,4%) alors que celle sur les autres produits a augmenté de 3,1% seulement. L’IR, dont le produit est assuré surtout par la retenue sur les salaires,  a  généré 27 milliards de DH. Aussi bien l’IR prélevé par la Direction des dépenses de personnel  relevant de la Trésorerie générale du Royaume que celui sur les profits immobiliers ont décroché de 7,5% et 5,9% respectivement.

Par ailleurs, une nouvelle contraction des recettes non fiscales (participations de l’Etat, fonds de concours, etc.) est relevée: 7,2%. Elle résulte du recul des recettes en atténuation de la dette (-76%) et des recettes diverses de 8,1%.
Les recettes des comptes spéciaux du Trésor tiennent compte de la rentrée de 2,5 milliards de DH au titre des dons des pays du Conseil de coopération du Golfe. En revanche, les monopoles et participations ont généré des rentrées en augmentation de 62%.

Elles proviennent principalement de Maroc Telecom (1,4 milliard de DH), l’OCP (1,3 milliard) et l’Agence nationale de la conservation foncière (1,2 milliard). Pour sa part, la CDG n’a effectué aucun versement! La maîtrise des finances de l’Etat se poursuit avec un déficit budgétaire de 25,2 milliards de DH contre 28,9 milliards l’année dernière. Les dépenses restent marquées par une baisse de l’investissement de 2 milliards de DH, soit une diminution de 4,3%. Et ce, sous l’effet d’un recul de 14% des charges communes et de la hausse des dépenses des ministères de 2,5%. En revanche, les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 4,1% tirées par la compensation (+82,8%) et les charges communes (+23,2%).

 

 

 

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