Société

Energie verte: Des fours cuiseurs solaires à fabriquer soi-même

Par Fatiha NAKHLI | Edition N°:5110 Le 20/09/2017 | Partager
Un projet lancé par Greenpeace Méditerranée via sa «Caravane du Soleil»
Des ambassadeurs déployés pour sensibiliser à ce système plus sûr et plus abordable
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Butane, charbon, bois… sont des énergies traditionnelles coûteuses pour les populations rurales, surtout celles qui ont en plus du mal à s’en procurer. Ces moyens représentent non seulement un poids dans le budget, mais aussi un frein au développement des énergies renouvelables. Partant de ce constat, Greenpeace Méditerranée a mis en place son projet jeunesse solaire au Maroc, pour sensibiliser les zones rurales aux énergies vertes, et les encourager à entamer la transition énergétique.

L’ONG a récemment créé un réseau d’ambassadeurs solaires à travers sa «Caravane du soleil» afin de lancer le concept de l’énergie solaire décentralisée dans le Royaume. Une opération qui s’effectuerait en complément avec le développement actuel de l’énergie renouvelable à grande échelle.

Ce programme s’adresse en particulier aux femmes au foyer vivant dans les régions rurales qui ont tout intérêt  à recourir aux systèmes d’énergie solaire décentralisés car offrant de meilleurs avantages économiques et sociaux que les projets d’énergie solaire macro. «Afin de permettre aux organisations de la société civile d’être des acteurs de la transition énergétique, nous avons mis en place des formations au bénéfice des ONG environnementales locales.

Leur objectif est de transmettre les compétences acquises aux communautés qui en ont le plus besoin», explique Ghalia Fayad, directrice du Programme monde arabe et nord africain de Greenpeace. Greenpeace vient d’ailleurs de délivrer une formation au centre AESVT de Casablanca au bénéfice de plus de 20 volontaires marocains qui deviendront ainsi de véritables ambassadeurs solaires.

Ils sont chargés de dispenser les bienfaits de ce système aux communautés locales en collaborant avec des ONG et des influenceurs marocains. Les nouveaux formateurs sont actuellement en train de visiter les communautés locales pour initier les femmes au foyer à utiliser la cuisine à l’énergie solaire, alternative plus sûre et surtout plus abordable que le butane et les fours à bois, est-il indiqué. La série d’ateliers de cuisine solaire s’est déroulée dans différentes régions du pays, dont Marrakech-Safi, Draâ Tafilalet, Fès Meknès, Tanger-Tétouan-Al Hoceïma…

Les participants y apprennent entre autres à fabriquer eux-mêmes des fours cuiseurs solaires, à base de cartons, pneus, aluminium… Pour rappel, Greenpeace Méditerranée a pris part à la 2e édition du Sommet mondial Climate Chance à laquelle ont participé plus de 5000 personnes issues  de 80 pays. L’occasion pour l’ONG de toucher un grand public, de surcroît averti.

Optimisation

 «Si les prêts verts sont présents, les propriétaires des systèmes solaires pourront atténuer leur facture d’électricité et même vendre l’électricité en fournissant l’excédent généré au réseau national, grâce au comptage net ou au système «feed in tarifs» à l’instar de ce qui se passe dans de nombreux pays de par le monde», explique par ailleurs Ghalia Fayad. Le Maroc devra dans ce sens travailler à la création d’un environnement propice au niveau législatif, réglementaire, financier…pour un déploiement rapide de l’énergie solaire décentralisée.

 

 

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