Régions

Au secours des nomades de l’Oukaïmden

Par Sabrina BELHOUARI | Edition N°:5103 Le | Partager
Un groupe de randonneurs, marocains et français, se mobilise
Pour une population enclavée qui vit à 2.620 m d’altitude
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Dans des constructions de fortune, éparpillées autour du barrage du lac d’Oukaïmden et de la rivière, vivent plusieurs familles de nomades. Elles viennent y chercher de l’eau et du fourrage pendant l’été, et évoluent dans des conditions précaires (Ph. Saâd Ibntalib)

Sur les flancs du mont de l’Oukaïmden, dans le haut Atlas, à 2.620 m d’altitude, il est possible d’apercevoir quelques habitations particulièrement animées en cette période d’été. Les murs de ces maisons sont construits en pierre stabilisée par de la terre, avec un toit en rondins de thuya et quelques paires de ski pour colmater le plafond.

Ces constructions de fortune, éparpillées autour du barrage du lac d’Oukaïmden et de la rivière, abritent plusieurs familles de nomades qui y viennent chercher l’eau et le fourrage pour leur bétail. Cette population vient dans la région chaque été, à partir du mois de juillet, où elle reste généralement jusqu'à la rentrée scolaire. Chaque famille possède sa propre bergerie, qu’elle peut parfois prêter à une autre en son absence.

Les gens de cette petite communauté se connaissent entre eux et vivent en parfaite harmonie pendant cette période, mais dans des conditions précaires. Une situation qui n’a pas laissé indifférent un groupe d’alpinistes, lors d’une randonnée effectuée le printemps dernier. C'est donc la première fois qu'une action de donation est menée en faveur de cette population, qui vit isolée dans les montagnes une grande partie de l’année.

L’opération a été menée pendant la deuxième semaine du mois d’août par Saâd Ibntalib, président de l’association le Grand Meeting, Nathalie Gomez, directrice pédagogique d’une crèche à Casablanca, avec la participation de Annick Manzoni, infirmière de bloc à l'hôpital de Lyon. «C’est suite à une visite de la montagne, organisée durant le mois de mai 2017 par le club alpin français CAFC que cette action a été décidée.

Les dons ont été collectés auprès de mécènes privés, sensibles à la situation des transhumants», explique Saâd Ibntalib. Ainsi, des vêtements pour nourrissons et enfants de 1 à 4 ans ont été collectés auprès d’un industriel en textile de Casablanca. Des médicaments et des articles d'hygiène ont été fournis par une pharmacie et un laboratoire.

Les habits de neige (combinaison de ski et parkas pour homme, et des manteaux pour femme), ont été collectés auprès de quelques médecins à Revel en France. Et enfin une crèche maternelle à Casablanca a offert des stylos et quelques confiseries aux enfants. La crèche a, également, prévu un atelier dans le village d'Oussertek, lors des prochaines vacances scolaires d'octobre, en collaboration avec l’association locale Alanouar.
De notre correspondante,
Sabrina BELHOUARI

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