Courrier des Lecteurs

Amendes anti-saleté: Il était temps!

Par L'Economiste | Edition N°:5101 Le 07/09/2017 | Partager
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■ La ville blanche n’a de blanc que le nom
Casablanca est devenue au fil des années un véritable dépotoir à ciel ouvert. Les habitants de la ville blanche jettent leurs déchets sur la chaussée, sur les trottoirs et même à côté des bennes… Je reste persuadé que les autorités doivent contrôler ce phénomène et verbaliser les citoyens. C’est le seul moyen de les dissuader à ne plus agir ainsi et à préserver la propreté de leur ville.
R.M.

■ Prenons exemple sur Ifrane
Habitant Casablanca, je suis persuadé que l’amende liée aux ordures est une bonne idée et qu’elle pourrait dissuader efficacement les habitants à déverser leurs déchets dans la rue. Nous en sommes tous capables! Il suffit de prendre en exemple l’une de nos villes, Ifrane, qui a récemment été classée parmi les villes les plus propres du monde.  Quoi qu’il en soit, l’enjeu est de taille. Si le royaume souhaite se développer, la propreté est un point crucial à ne surtout pas négliger.
V.P.

■ Un arrêté difficile à faire appliquer
L’application du nouvel arrêté sur la saleté me semble difficile à appliquer. Il sanctionnera plus exactement les Marocains qui étendront leur linge sur leur balcon ainsi que ceux qui déverseront leurs ordures sur la voie publique. L’idée, bonne au départ, n’est pas crédible puisque beaucoup d’immeubles ne disposent pas de terrasse. Beaucoup d’habitants n’ont donc guère le choix et sont obligés d’étendre leur linge sur leur balcon! Je demeure particulièrement sceptique quant à l’application de cette loi. L’avenir nous dira si elle sera prise au sérieux ou pas.
A.C.

                                                                 

Quand Jeune Afrique choque le Maroc

■ De sérieuses retombées sur le tourisme
Jeune Afrique est un journal particulièrement sérieux qui ne cherche pas à apporter des problèmes au Maroc. Pourtant, sa récente couverture montrant les photos des terroristes avec le titre «Born in Morocco» risque de porter préjudice au pays, qui dispose d’un statut honorable sur la scène internationale et tire une grande partie de ses revenus du tourisme. Le journal en question a-t-il évalué les dégâts qu’une telle couverture pourrait causer? Est-ce que le Maroc mérite une telle sanction, alors qu’il a toujours combattu le terrorisme dans ses régions et aidé ses partenaires européens à en faire autant? Born in Morocco, yes et après? Est-ce que le Maroc est vraiment responsable des actes perpétrés par Daech?
Aguerzam

■ Des amalgames inacceptables
La récente couverture du journal Jeune Afrique sur l’origine marocaine des terroristes des attentats de Catalogne est porteuse d’amalgames inacceptables qui ont heurté ma sensibilité en tant que marocain. L’Islam populaire, majoritaire dans ce pays, est certes conservateur mais également tolérant et pacifique. L’un de mes amis a dit – et je lui donne raison – que ce ne sont pas les pays qui sont à l’origine du terrorisme mais plutôt les systèmes politiques. Néanmoins, la nationalité des terroristes m’interpelle tout naturellement. Ils sont clairement Marocains, c’est un fait. Mais l’on pourrait se demander quelles sont les causes de ce phénomène.
Khalid Antri

                                                                 

■ Mendiants: Ils prennent d’assaut nos rues!
Qui s'occupe du problème de la mendicité à Casablanca? J’ai l’impression que personne ne se soucie réellement des armées de mendiants qui prennent régulièrement d’assaut chaque carrefour et chaque coin de rue de la ville blanche. Jusqu’à aujourd’hui, aucun parti politique n’a suggéré la moindre solution à ce sujet et c’est navrant... L’on pourrait, par exemple, instaurer un impôt ou une taxe spécifique ou encore réglementer la zakat au sein du royaume. Je lance un appel du cœur pour pousser les responsables à trouver des solutions concrètes pour lutter contre ce fléau. Précisons, par ailleurs, que l’arrivée des syriens et des sud-africains n’arrange rien à l’affaire. Sérieusement, qui serait pour donner une somme d’argent modique chaque année afin de résoudre le problème une fois pour toutes? Cela devient urgent.

M.C.

                                                                 

Tourisme à Saïdia: La colère ne faiblit pas

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Notre reportage sur la qualité de l’offre touristique à Saïdia (cf. notre édition du vendredi 25 août) continue de susciter de vives réactions de nos lecteurs. Ces commentaires et témoignages ont donné lieu à un débat inspiré et passionné entre internautes aussi bien sur le site Internet (www.leconomiste.com) que sur notre page Facebook et notre fil Twitter.

■ «Une arnaque à ciel ouvert»
Saïdia attire durant la saison estivale des dizaines de milliers de touristes. Pourtant, aucun ministère n’a pris de dispositions concrètes afin de rendre leur séjour plus agréable! Plus étonnant encore, bon nombre de fonctionnaires prennent leurs vacances au cours de la période en question, ce qui est inconcevable! Les plages de la région souffrent d’un laisser-aller général, mais  également d’un manque de contrôle évident concernant à la fois les prix et le respect du domaine public. Résultat? Le séjour revient particulièrement cher et le service est décevant. Autre souci, l’hygiène des divers restaurants ouverts est pour le moins catastrophique, y compris celle de leurs serveurs. Par ailleurs, la formation a été tout bonnement oubliée par les responsables locaux, alors qu’elle aurait pu changer la donne. Ainsi, concernant le ramassage des ordures, les employés n’ont aucune formation au préalable et travaillent sans suivre le moindre programme! En fait, les autorisations de création de cafés, ou encore de restaurants, ne comportent aucune clause concernant l’hygiène ou l’emploi du personnel. Comme si cela ne suffisait pas, il n’existe aucun numéro vert à appeler en cas de constat d’un délit quel qu’il soit! Enfin, les prix des établissements de la corniche et de la marina sont exorbitants et l’hygiène y est plus que douteuse. Ainsi, les viandes et les poissons sont congelés, décongelés et recongelés régulièrement, ouvrant la porte aux infections qui sont monnaie courante dans la région. Bref, c’est une calamité! L’on pourrait écrire tout un livre sur la «perle bleue» qui se présente clairement comme une «arnaque à ciel ouvert».
SAM

■ 400 DH pour un simple poulet-frites!
Je séjourne chaque été à Saïdia depuis 1981. Il est vrai que cette station s’est considérablement développée depuis le temps mais pas toujours de la meilleure façon. Tout d’abord, les prix posent un véritable problème aux estivants. Ils ont toujours été surélevés et inadaptés au niveau de la restauration. Les restaurateurs commettent ainsi régulièrement des erreurs dans les additions et facturent depuis plusieurs années un simple «poulet frites» à 400 DH, ce qui est inadmissible! Par ailleurs, en ce qui concerne la plage, celle-ci est de plus en  plus sale et mal entretenue, notamment au centre-ville. Les touristes n’ont alors guère d’autre choix que d’opter pour les plages privées, se faisant arnaquer malgré eux. En effet, ces lieux proposent un transat pour 100 DH et une bouteille d’eau minérale pour 40 DH, ce qui est clairement abusif… Mais c’est le prix à payer pour pouvoir profiter pleinement de la plage sans recevoir les ballons de bon nombre de jeunes qui confondent plage et terrain de football, et sans être en permanence sollicité par les marchands ambulants.
Dermymc

 

 

 

 

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