Régions

Casablanca: La police administrative arrive

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5094 Le 28/08/2017 | Partager
Opération pilote à Anfa et Mly Rachid
Un budget de 5 millions de DH pour les six premiers mois d’exercice
300 agents seront déployés à terme
casa-police-administratives-094.gif

Les premiers agents de la police administrative ont fait leur apparition à Casablanca en 2012. Mais la commune urbaine de Casablanca veut former cette fois-ci près de 300 agents en uniforme, qui vont verbaliser les contraventions en matière d’urbanisme, d’hygiène et d’occupation du domaine public (Ph. L’Economiste)

La police administrative sera bientôt déployée dans les rues de Casablanca. La commune urbaine de Casablanca (CUC) s’apprête à lancer une opération pilote aux arrondissements d’Anfa et Mly Rachid. «Au bout de 4 à 6 mois d’expérimentation et d’évaluation, les brigades de police administrative seront généralisées à l’ensemble du territoire», annonce Abdessamad Haikar, 1er vice-président du Conseil de la ville. Auparavant, une campagne d’information sera lancée afin de sensibiliser le grand public.

«Cette police aura pour mission d’appliquer les prérogatives du président du Conseil de la ville», poursuit Haikar. Parmi les prérogatives de ces agents: la lutte contre l’occupation du domaine public, l’urbanisme et l’hygiène et la salubrité publique. Ils seront à terme près de 300 agents assermentés à effectuer leurs rondes 24h/24. Ces dernières seront organisées sous forme de brigades multi-disciplinaires avec des shifts (3 x 8).
«Aujourd’hui, le volet réglementaire et  juridique est bouclé, il ne reste plus qu’à signer la convention liant Casa-Prestation à la CUC», assurent nos sources. La convention devra définir et clarifier les compétences de chacun, le rôle de chaque contrôleur… La SDL aura pour sa part un rôle de supervision.

Casa-Prestation a jusqu’ici assuré une mission d’accompagnement et d’assistance technique et juridique. La SDL a retenu, suite à un appel d’offres, un cabinet spécialisé. Il s’agit de la Société d’ingénierie et des systèmes (SIS). Celle-ci a préparé le cadre juridique définissant les prérogatives de chacun.

En effet, le champ d’action de la police administrative implique des  intervenants multiples: autorité locale, CUC, arrondissement, Onssa… Il fallait donc développer une vision globale afin de mutualiser les moyens. SIS a également élaboré une étude pour l’identification des besoins, les budgets et les effectifs nécessaires, les moyens matériels et logistiques… Le mode de rémunération des agents sera basé sur un fixe en plus d’un intéressement en fonction des objectifs.

Aujourd’hui, les statuts qui régissent ces brigades multi-disciplinaires sont fin prêts. Il en est de même pour le business model des 5 premières années. Ce dernier prévoit en effet un budget de 5 millions de DH pour les 6 premiers mois d’exercice de la police administrative. Ce montant sera revu à la hausse chaque année pour atteindre les 14 millions de DH au bout de la 5e année.

C’est la SDL Casa-Prestation qui se charge du recrutement, de la formation et de la mise en service des agents. A terme, l’objectif est de quadrupler les effectifs de contrôleurs actuels, en les équipant de matériel high-tech qui permet d’effectuer des contrôles en temps réel (smart contrôle). Les contrôleurs sont reliés directement au système, ce qui devrait en principe limiter les connivences et les risques de corruption. Pour rappel, le projet remonte à quelques années. Confié à la SDL Casa-Prestation dès son lancement en 2014, ce projet aurait pris du retard faute de budget.

 

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc