Régions

Marrakech-Safi: Les piqûres de scorpion, toujours d’actualité

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5093 Le 25/08/2017 | Partager
La région est particulièrement touchée par le phénomène durant l’été
Une intoxication qui se classe première en matière d’empoisonnement
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Les zones du centre-sud au sud restent les plus touchées au Maroc par les piqûres de scorpion. Les efforts de prévention ont permis de faire baisser le taux de mortalité de 2,37% en 1999 à 0,21% en 2016

Inspecter les lieux, le soir comme le matin, sous les tapis, les couvertures et dans les chaussures. Ce sont là les quelques consignes de base qui circulent dans les douars de la région de Marrakech-Safi pour se préserver des piqûres de scorpion. Car la petite bête sort la nuit, quand les températures sont plus clémentes, à la recherche d’un peu de fraîcheur. Les piqûres atteignent des pics pendant l’été. Autre récurrence: la grande majorité des attaques se produit à l’intérieur même des maisons.

Les habitations rurales renfermant tout un tas de cachettes pour l’animal. Les zones les plus touchées sont les campagnes et les zones de montagne d’Essaouira à Tata, en passant notamment par Rhamna, Chichaoua, Béni Mellal, Agadir ou Marrakech. En bref, du centre-sud au sud. Des campagnes de sensibilisation, encadrées par le département de la Santé, s’organisent donc dans les quartiers pour informer les populations les plus en danger.

Si, comme cela a été communiqué l’année dernière lors du lancement de la campagne nationale de lutte contre les piqûres scorpioniques, le taux de mortalité est passé de 2,37% en 1999 à 0,21% en 2016, quelque 30.000 cas de piqûres sont recensés chaque année. Le tiers ayant lieu dans la région de Marrakech, suivie par le Souss-Massa.

Toutefois, dans la plupart des cas, les piqûres de scorpion n’ont aucune conséquence. En effet, une seule des 30 espèces répertoriées au Maroc est venimeuse. Mais les premiers à être en danger sont les enfants, l’intoxication étant particulièrement problématique face au rapport quantité de poison injecté et poids de la victime. Ainsi, l’on apprend dans les médias qu’une quinzaine d’enfants ont été admis au CHU de Settat cet été, qu’un autre, n’ayant même pas 2 ans, a succombé à la piqûre, et qu’un troisième, dans un village près d’Agadir, a perdu la vie l’année dernière. Les habitants restent alors sur leur garde, car ils sont nombreux à avoir été confrontés au problème, directement ou dans leur entourage.

L’objectif de la prévention est donc de communiquer sur les gestes simples de surveillance des lieux de vie, et sur le premier réflexe à avoir en cas d’attaque: se rendre aux urgences le plus rapidement possible. Mais encore faut-il avoir un centre hospitalier près de chez soi. Car l’antidote existe, et s’il est administré sans délai, le décès peut être évité. Un réflexe toujours plus efficace que celui d’opter pour une médecine traditionnelle de proximité.

De notre correspondante,
Stéphanie JACOB

 

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