Culture

Les nouvelles voix du jazz à Tanger

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5092 Le 24/08/2017 | Partager
Le Tanjazz du 14 au 17 septembre
Une 18e édition dédiée aux jeunes talents
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 Le festival du détroit a décidé de mettre en avant, pour cette 18e édition, les jeunes talents avec comme thème: «Les nouvelles voix du jazz» (Ph. Tanjazz)

Traditionnellement, il clôture la saison des festivals. De la petite scène ouverte des jardins de la Mendoubia initiée en 2000 aux concerts publics et gratuits du front de mer, en passant par les grandes scènes de prestige, aux jazz clubs, blues bars, acoustic lounges et autres swinging ballrooms qui font désormais l’animation du Palais des institutions italiennes à Tanger jusqu’au bout de la nuit… Le Tanjazz, plus incontournable que jamais, remet ça pour sa 18e rentrée du 14 au 17 septembre.

Après avoir  proposé un périple 100% féminin avec «Les femmes du jazz» en 2016, le festival de la ville du détroit a décidé, cette année, de mettre en avant de jeunes talents avec comme thème: «Les nouvelles voix du jazz». Pas de tête d’affiche exceptionnelle donc, ni de très grands noms, mais plutôt des révélations prometteuses. Que les amateurs se rassurent, le choix des organisateurs du festival n’enlève en rien de la qualité de cette 18e  édition, tant le choix des artistes est pointu tout en restant éclectique.

Un voyage dans le monde très prometteur à travers les différentes influences du jazz, à commencer par l’artiste croate Daniel Cacija, élu «meilleure voix 2013» par le magazine américain Down Beat, qui sera notamment de la partie en guest-star samedi 20 heures sur la scène BMCI.  Autre rendez-vous à ne pas manquer, le même jour, David Costa Coelho: regard de braise, voix de velours,  le charismatique scatteur déploie  un  répertoire rhythm’n’blues de la fin des années 40/50,  de Cab Calloway en passant par Louis Prima, Louis Jordan ou encore Ray Charles.

La rockeuse genevoise d’origine maroco-syrienne Samia Tawil, une habituée du festival, revient cette année avec rock/blues vintage aux accents cuivrés et funky,  qu’elle métisse subtilement de sons gnaouas et orientaux. Chanteuse, poète, conférencière et directrice de théâtre, la Britannique Filomena Campus jongle avec les notes et les couleurs de la musique comme un bouffon de la Comedia dell’arte quand l’atypique chanteuse La Negra, native d’Alicante, ayant vécu au Brésil, au Mexique et en Amérique du Nord, profite de ces différentes influences pour présenter une musique psychédélique aux rythmes de la soul, du funk, du jazz et  du flamenco.

Toujours parmi les «jeunes talents», l’on retiendra également la jeune Rita Payés qui n’aura même pas 18 ans lors de son concert, l’envoûtante Morgane Li, le duo Bobby & Sue qui mixe jazz, blues, folk et soul, et pour la touche locale, le jeune virtuose Ayoub El Machatt qui, du haut de ses 23 ans, s’est taillé une jolie réputation  avec sa reprise rock Lebtana  de Nass El Ghiwane. Mêlant guitare électrique, basse, guembri ou encore bendir, Ayoub a réussi à donner un nouveau souffle au tube légendaire du groupe des années 1970.

Par ailleurs, «Tanjazz 2017» poursuit son casting de jeunes talents initié en 2015 et abritera une finale des jeunes talents après une série d’auditions tenue depuis février dernier.

 

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