Politique

Le Roi réaffirme l’option africaine du Maroc

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5090 Le | Partager
«L’heure est à l’action», selon le Souverain, pour poursuivre la coopération avec le continent
La politique africaine «ne se fera pas au détriment des priorités nationales»
Un partenariat basé sur l’échange d’expertise et de savoir-faire
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Le Souverain a mis les adversaires du Maroc face à leur responsabilité: «Quiconque délaisse l’Afrique ou la sous-estime par un désintérêt manifeste pour ses causes, ou encore mène une politique de subornation pour s’assurer des positions favorables, ne doit en vouloir à personne d’autre qu’à lui-même» (Ph. MAP)

La politique africaine du Maroc est une orientation stratégique à long terme, adossée à une approche graduelle. Dans son discours à l’occasion de la Révolution du Roi et du peuple, le Souverain a rappelé les fondements de la stratégie de coopération avec ces pays. Face à certaines allégations sur les visées du Maroc, le Roi a été on ne peut plus clair. «Ceux qui, bien au fait de la vérité, s’ingénient néanmoins à colporter nombre de mystifications, il est clair que ce n’est pas l’intérêt du pays qui les guide», a-t-il expliqué.

Le dynamisme des groupes marocains et le renforcement du partenariat avec les secteurs publics et privés des pays du continent font des jaloux à Alger. Plusieurs rumeurs ont été véhiculées, sans succès par la presse algérienne, pour saper la crédibilité de l’approche marocaine. Parmi ces allégations: le Maroc débourserait des sommes considérables en Afrique au lieu de les allouer aux Marocains. Cette instrumentalisation risque aussi de stimuler des comportements xénophobes au sein de la société marocaine. Le discours royal a été l’occasion de mettre les points sur les «i». «L’orientation du Maroc vers l’Afrique ne changera rien à nos positions et ne se fera pas au détriment des priorités nationales.

A l’inverse, elle apportera une plus-value à l’économie nationale et contribuera à renforcer les relations de notre pays avec sa profondeur africaine», a rappelé le Souverain. Après le retour à l’Union africaine, il n’est pas question de baisser les bras. «L’heure est à l’action», a-t-il précisé. Tous les intervenants impliqués dans la politique africaine du Maroc sont appelés à la mobilisation. Pour le Souverain, c’est «le début d’une nouvelle étape, qui sera marquée par un travail conjoint avec tous les pays africains». Depuis quelques années, la dynamique royale a permis de relancer la coopération avec ces Etats.

Sur une dizaine d’années, les échanges avec l’Afrique subsaharienne ont enregistré une croissance annuelle moyenne de 9,1%, selon les statistiques de l’Office des changes. L’intégration prochaine de la Cedeao en tant que membre à part entière conforte non seulement les choix stratégiques du Royaume mais permettra encore de renforcer le partenariat maroco-africain. Face à cette implication dans les institutions continentales multilatérales, Rabat compte également préserver ses relations bilatérales développées avec des partenaires historiques. Cela n’aura pas non plus d’incidence négative sur les projets de développement déjà mis en place.

Face aux succès diplomatiques et économiques sur le continent, ses adversaires se retrouvent dos au mur. La stratégie marocaine se caractérise par son pragmatisme. Contrairement à d’autres Etats, le Maroc s’est mobilisé concrètement pour les populations africaines. Le Souverain a pointé les manœuvres des adversaires du Royaume et les a mis face à leur responsabilité.

«Le Maroc  n’a jamais cherché à faire valoir l’argent comme monnaie de change dans ses rapports avec ses frères africains», a-t-il précisé. Le partenariat entre Rabat et les autres pays africains est basé sur l’échange d’expertises et de savoir-faire. Cela concerne plusieurs domaines, dont la formation des ressources humaines, le développement de l’agriculture, des activités industrielles, l’appui aux entreprises…

Sahara, nos adversaires sur la défensive

Le repositionnement du Maroc sur l’échiquier institutionnel africain a directement impacté le dossier de l’intégrité territoriale. Une évolution confirmée par le discours royal, qui a annoncé que 2017 sera «l’année de la clarté». Le Souverain a tracé la feuille de route pour ce dossier durant les prochains mois. Il s’agit d’assurer le «retour aux principes et aux termes référentiels retenus pour le règlement de ce conflit artificiel». Aujourd’hui, le Maroc a réussi à mieux faire entendre sa voix au sein de l’Union africaine. La mobilisation des représentants du Royaume au sein des commissions de cette instance a permis de couper la route aux manœuvres de ses adversaires. La dynamique diplomatique marocaine a réussi également à faire évoluer les positions de certains pays, traditionnellement acquis aux thèses des séparatistes. Aujourd’hui, ceux qui n’ont pas officiellement retiré leur reconnaissance du Polisario, ne s’alignent plus systématiquement sur les positions des adversaires du Maroc. Le Roi l’a souligné dans son discours en rappelant qu’aujourd’hui, «la proposition d’autonomie bénéficie d’un appui international soutenu, illustré par le nombre croissant de pays ayant retiré leur reconnaissance à cette entité fantomatique».

 

 

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