Entreprises

Bientôt, un nouveau ferry pour le Détroit

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5089 Le 18/08/2017 | Partager
Le Vastervik vient d’être acquis par Intershipping
Il renforcera le pavillon marocain sur la ligne Tanger-Algésiras
ferry_detroit_089.jpg

Le Vastervik, ferry de construction japonaise est le dernier bateau à rejoindre la flotte marocaine opérant sur le Détroit (Ph. Intershipping)

Le Détroit de Gibraltar devra accueillir dans les prochaines semaines de nouveaux bateaux battant pavillon marocain. Le dernier arrivé est le Vastervik, un ferry de 163 mètres de long que vient d’acquérir la compagnie Intershipping. Ce bateau devra entrer en service sur la ligne TangerMed-Algésiras et renforcer la flotte de cette compagnie avec un bateau battant pavillon marocain sur le Détroit.

Le bateau qui porte le nom d’une ville en Suède devrait probablement changer de nom, selon Rachid Chrigui, le directeur général d’Intershipping. Le bateau a été construit en 1986. Il est en quai depuis moins d’un an, (depuis la faillite de son ancien propriétaire) et se trouve dans un excellent état de conservation, ce qui explique son prix élevé, 14 millions d’euros, soit un peu plus de 140 millions de DH.

Un autre bateau à se joindre à la flotte marocaine opérant sur le Détroit est le Rif. Ce dernier effectue un come back après une longue période d’absence. Ce ferry était le vaisseau amiral de la société IMTC que menait le commandant Karia. Depuis sa faillite il y a quelques années, le Rif était resté à quai au port TangerMed avant d’être vendu aux enchères à la société DWLM en 2016.

Le bateau est actuellement dans un chantier naval en phase finale de mise à niveau. Il devrait entrer en service dans les prochaines semaines sur la ligne TangerMed-Algésiras, selon des sources au sein de la société. Un peu plus tôt, en 2016 c’était la société AML, issue d’un partenariat entre la BMCE Bank et la compagnie maritime grecque Attica qui entrait en jeu. Cette compagnie avait dès l’été 2016 aligné sur le Détroit deux ferrys battant pavillon marocain.

Après avoir traversé un long désert, ce pavillon est en train de se bonifier de jour en jour. Depuis la crise qu’a suivi le naufrage du groupe Comarit-Comanav en 2011, le pavillon marocain qui comptait près d’une dizaine de bateaux s’était rétréci comme peau de chagrin. Actuellement, les trois compagnies marocaines devraient dès la prochaine saison 2018 régner à nouveau sur le Détroit et retrouver les parts de marché auparavant laissées aux compagnies espagnoles.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc