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Culture

Burn-out, le dernier opus de Lakhmari

Par Amine Boushaba | Edition N°:5084 Le 10/08/2017 | Partager
Sortie en salle en septembre prochain
Fin de la trilogie sur Casablanca
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Après Casanégra et Zéro, Nourredine Lakhmari met fin avec Burn-out à la trilogie autour de Casablanca sa ville «muse»

Burn-out, le 4e film du réalisateur marocain Nourredine Lakhmari sera dans les salles à partir de septembre. Après Casanégra et Zéro, le dernier opus vient clôturer la trilogie casablancaise, ville muse du réalisateur d’origine safiote: «Casablanca c’est mon petit Maroc, c’est ma métropole, c’est mon New York. Elle me permet de faire mes films, ces films noirs qui me caractérisent. Casablanca me fascine, me fait peur», précise le réalisateur à l’occasion du lancement du premier teaser. 

Et c’est ce Casablanca, noir, inquiétant et beau à la fois qu’on découvre à la vue des premières images. Toujours avec la même esthétique si propre au réalisateur, depuis Casanégra (2008) qui en devient une référence, une signature propre à Lakhmari qui a fait école depuis. On devine une écriture cinématographique moderne mettant en avant le visuel plus que l’histoire elle-même, avec une dramaturgie urbaine mettant en scène la métropole dans toutes ses contradictions.

Une ville où la richesse insolente côtoie la misère absolue. Ce sont ces gens ordinaires confrontés à des situations extraordinaires que le réalisateur encore une fois met en scène. Quand les disparités sociales et économiques exacerbent la détresse des plus démunis, à l’image d’Ayoub, 13 ans, cireur de chaussures, qui rêve d’acheter une prothèse pour la jambe de sa mère handicapée, face à Jad, 40 ans, brillant chef d’entreprise, qui semble tout avoir dans la vie, mais qui gère une forte obsession.

Celle de se libérer de l’image de son défunt père. On retrouve également Ghita, 28 ans, épouse de Jad et malheureuse en couple, propriétaire d’une galerie et prête à tout pour exposer les toiles d’un peintre qui la fascine ou encore M. Faridi, 55 ans, politicien qui a perdu son fils dans un accident de voiture. Il essaye de combler son manque de tendresse par les services rémunérés d’une jeune femme, Aida, 25 ans, jeune interne des hôpitaux, qui mène une double vie.

Autant de situations inattendues où les chemins des personnages se croisent, se confrontent et nous dévoilent leur humanité et leur inhumanité, leurs joies et leurs douleurs, leurs affinités et leurs ruptures. Pour ce qui est du casting, le réalisateur a encore une fois fait appel à Anas El Baz, son acteur fétiche qu’accompagne la fraîche Morjana Alaoui, habituée à la caméra de Leila Marrakechi, la douce Sarah Perles, l'incroyable Ilyas El Jihani et la sulfureuse Fatima Ezzahra El Jaouhari.

 

 

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