International

Relations russo-américaines : Trump s’en prend au Congrès

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5080 Le 04/08/2017 | Partager
Trump juge les sanctions du Congrès «dures et dangereuses»
Moscou dénonce une «guerre économique»
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«Nous espérons qu'il y aura une coopération entre nos deux pays sur les principaux dossiers internationaux, de manière à ce que ces sanctions ne soient plus nécessaires», a déclaré le président américain (Ph. AFP)

Suite à l’affaire de «l’ingérence russe» dans l’élection présidentielle américaine de 2016, le président américain a promulgué, mercredi dernier, des sanctions économiques contre la Russie. La majorité écrasante des élus américains ont adopté ces sanctions, ce qui a poussé Trump à ne pas y apposer son veto. Toutefois, il rejette l’entière faute sur le Congrès. «Nos relations avec la Russie sont à un plus bas historique et cela est très dangereux. Vous pouvez remercier le Congrès, ces mêmes gens qui s'avèrent incapables de nous donner une couverture santé», a tweeté le président jeudi.

Conscient que cela rapprochera la Russie, la Chine et la Corée du Nord, le président américain indique qu’«en limitant la marge de manœuvre de l'exécutif, cette loi entrave la capacité des Etats-Unis à conclure de bons accords pour ses citoyens». «Malgré ces problèmes, je promulgue cette loi au nom de l'unité nationale», a-t-il souligné.

De son côté, Moscou dénonce une «guerre économique» lancée par Washington. C’est un signe «de faiblesse de l’administration Trump», a déclaré Dmitri Medvedev, Premier ministre russe. «Il marque la fin des espoirs russes pour une amélioration des relations avec la nouvelle administration américaine», indique-t-il sur sa page Facebook. Ces sanctions qui touchent, entre autres, le secteur énergétique russe, veulent punir Moscou des accusations d’ingérence, mais aussi pour l’annexion de la Crimée en mars 2014 et son attitude en Ukraine.

Cependant, la Russie n'avait pas attendu la signature du président américain pour agir. Depuis vendredi dernier, le Kremlin avait annoncé une réduction draconienne de la présence diplomatique américaine sur son territoire. En effet, Washington devra diminuer, à partir du 1er  septembre, de deux tiers le personnel de son Ambassade et de ses consulats.

Ces tensions inquiètent les responsables américains. «Les relations sont au plus bas depuis la fin de la Guerre froide, et peuvent encore se détériorer», a déclaré Rex Tillerson, secrétaire d'Etat américain. Une rencontre avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, est prévue ce weekend, en marge d'une réunion à Manille.

Par ailleurs, le texte sanctionne aussi l'Iran et la Corée du Nord. La réaction de Téhéran ne s’est pas fait attendre. «Nous considérons que l'accord nucléaire a été violé et allons réagir de manière appropriée», a informé Abbas Araghchi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères.

 

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