International

Vivendi sous le radar du gouvernement italien

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5080 Le 04/08/2017 | Partager
Il lance une enquête sur la prise de contrôle de Telecom Italia
Rome veut vérifier si les règles ont été bien respectées

Le gouvernement italien vient de lancer une enquête pour examiner si la prise de contrôle par Vivendi du conseil d'administration de Telecom Italia (Tim), respectait toutes les règles. «Nous faisons ce que le gouvernement doit faire: appliquer les règles qui existent et nous avons demandé au palais Chigi (la présidence du conseil), de vérifier s'il y a l'obligation de notification sur l'activité de direction et de coordination de la part de Vivendi», a expliqué Carlo Calenda, le ministre du Développement économique italien.

Cette décision du gouvernement de la péninsule fait suite au resserrement du contrôle du groupe français sur le management de l'opérateur, intervenu la semaine dernière, a indiqué le gouvernement italien sur son site Internet. Il voudrait par cette procédure vérifier que Vivendi a bien respecté ses obligations d'informations au fil des étapes  de sa prise de contrôle, et, notamment, lors de la nomination d'un nouveau directeur général. Une des conséquences de cette enquête attendue est, «la possibilité pour le gouvernement d'avoir recours à un droit de veto, même sans être actionnaire du groupe», précise une note sur le site du ministère des Finances. 

Il est clair que les tensions entre la France et l'Italie créées par la nationalisation de STX au détriment de Fincantieri ont engendré des conséquences sur le développement de Vivendi. Mais le ministre du Développement économique italien a nié toute relation entre les deux affaires. «Cela n'a rien à voir avec la question Fincantieri. Nous verrons ce que dira le comité, et à partir de là nous évaluerons», affirme-t-il.

Entré en 2015 au tour de table de Telecom Italia, Vivendi en détient aujourd’hui 23,9%. Lors de l’assemblée générale en mai dernier, la société de télécom française a raflé les deux tiers des sièges de son conseil d'administration (10 sièges sur 15). Elle prend, ainsi, de facto son contrôle.

Par ailleurs, le président du directoire de Vivendi, Arnaud de Puyfontaine, a été nommé en juin, président exécutif, puis patron par intérim de l'opérateur le mois dernier. «J'ai de grandes ambitions pour Tim. Elle retrouvera la croissance, le succès et l'innovation et la capacité à être considérée comme la meilleure entreprise parmi ses concurrents européens», a indiqué Arnaud de Puyfontaine. Amos Ganesh, un autre directeur de Vivendi a été désigné, fin juillet, pour remplacer le directeur général de Telecom Italia.

 

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