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Société

Dolmy, ou le temps du fair-play et de l’élégance sur le terrain

Par Amine Boushaba | Edition N°:5076 Le 31/07/2017 | Partager
La légende du football national est décédée jeudi 27 juillet
Prix du fair-play décerné par l’Unesco en 1999
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La dépouille du légendaire Dolmy a été inhumée vendredi 28 juillet en présence d’une foule impressionnante toutes générations confondues (Ph. Jarfi)

Il est des héros qui écrivent leur légende de leur vivant, et c’est bien une légende qui nous a quittés ce 27 juillet. Abdelmajid Dolmy est mort d’une crise cardiaque à 64 ans, à Casablanca, la ville qui la vu naître à Bouchentouf, un des quartiers du grand Derb Soltane et a vu naître sa légende.

Bien plus qu’un joueur de football, son talent hors du commun a fait de lui le pilier des deux plus belles générations qu’a jamais connues l’histoire du football national aux côtés d’un certain Mohamed Timoumi  (Ballon d’or africain en 1985) et sous la direction du mythique José Mehdi Faria: De 1974 à 1988, Abdelmaji Dolmy a été le patron du milieu de terrain des Lions de l’Atlas.

Son esprit de meneur d’hommes a été récompensé après le fabuleux Mondial du Mexique 1986  où le Maroc fut la première nation africaine à accéder au 2e tour d’une Coupe du Monde. Ce même mondial où, lors du match maroc - Angleterre (0-0), il a été noté 9/10 par le journal spécialisé “L’Équipe”.

D’une élégance rare, avec des gestes techniques d’une grande maîtrise, mais surtout des qualités humaines exceptionnelles, sur et en dehors du terrain, Abdelmajid Dolmy, ou El Mâalem, comme le surnommaient ses très nombreux fans, n’aura jamais reçu un seul avertissement ou carton (jaune ou rouge) durant toute sa carrière.

Il en a été récompensé par le «prix du fair-play» décerné par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), le 15 octobre 1992, un an après avoir décroché ses crampons.  La distinction rend hommage à un «joueur dont la moralité et la courtoisie exemplaires le font unanimement considérer par ses partenaires ou adversaires comme un ambassadeur de football».

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1986, le mythique match contre l’Angleterre (0/0) fera du Maroc la première nation africaine à accéder au 2e tour d’une Coupe du monde, grâce à la plus belle équipe de toute l’histoire du football marocain (Ph. AFP)

Avec au compteur 140 sélections et 20 années de carrière, Dolmy a fait ses débuts avec les Lions de l’Atlas en 1974 lors d’un match contre le Sénégal avant de remporter, avec cette génération d’or du football marocain, la Coupe d’Afrique des Nations en Ethiopie, unique titre continental dans le palmarès du ballon rond national.

Depuis l’annonce de son décès, les hommages de ses compagnons de route, tout comme de ses fans ne cessent d’inonder la toile, saluant un homme aux qualités humaines exceptionnelles, à l’instar du message de condoléances du Roi Mohammed VI, adressé aux membres de sa famille, et qui souligne que «le Maroc a perdu l’un de ses meilleurs footballeurs, reconnu pour ses grandes performances durant plus de 20 années, que ce soit au sein du club du Raja de Casablanca ou parmi la génération dorée de l’équipe nationale, au cours des années 70 et 80 du siècle dernier. Le défunt a été ainsi l’exemple du grand sportif, grâce à son talent et ses qualités techniques ce qui lui a valu le surnom de Maestro, ainsi qu’à son engagement, son calme, son esprit sportif et sa grande combativité».

Pour rester avec les siens, Abdelmajid Dolmy refusera une carrière internationale, notamment auprès du  grand Bayern Munich et de  l’Inter Milan qui l’avaient sollicité. L’emblématique numéro 6 de l’équipe nationale et numéro 4 du Raja de Casablanca marquera à jamais les esprits en tant que l’un des plus grands footballeurs de l’histoire du Maroc.

 

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