International

Etats-Unis/Russie: L'échiquier politique sous haute tension

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5073 Le 26/07/2017 | Partager
À l’origine, l’ingérence russe dans les élections US
L’entourage de Trump passé au crible par le Congrès
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L’AFFAIRE de «l’ingérence russe» dans l’élection présidentielle américaine de 2016 continue de faire couler beaucoup d’encre. Lundi dernier, c’était au tour de Jared Kushner, gendre et proche conseiller du président Donald Trump, de passer aux aveux. 
Interrogé par le Congrès américain à huis clos sur ses liens avec Moscou, avant et après l’élection, il a nié la moindre complicité. «Tous mes actes ont été appropriés, dans le cadre normal d’une campagne sans équivalent», a-t-il déclaré devant les caméras à son retour à la Maison Blanche. Il avait également publié une déclaration écrite de onze pages où il évoque en détail ses rencontres et interactions avec plusieurs personnalités russes l’an dernier. Kushner y explique également que son beau-père lui a demandé «d’être le point de contact de la campagne pour les gouvernements étrangers», d’où une centaine de contacts avec des responsables de plus de 20 pays avant et après l’élection. Le fils du président, Donald Jr Trump, est également dans la ligne de mire du Congrès. Il est actuellement en négociation pour donner sa version des faits avec le Congrès, pour éviter toute audition publique. Il lui est reproché d’avoir invité l’avocate russe, Natalia Veselnitskaya, à la Trump Tower. Cette dernière aurait été en possession d’informations compromettantes du gouvernement russe sur Hillary Clinton.
S’ajoute à cette liste, l’ancien directeur de campagne du président américain, Paul Manafort. Il est appelé à témoigner, mais aucune date n’a encore été fixée. D’un autre côté, le ministre de la justice américaine, Jeff Sessions, subit toujours les foudres du président qui lui avait retiré sa confiance depuis le 19 juillet dernier. Trump lui reproche de s’être récusé dans l’enquête sur d’éventuelles complicités au sein de l’équipe de campagne républicaine pendant la période électorale. 
Au Congrès, les élus n’ont aucune tolérance pour la Russie. Un nouveau projet de loi sanctionnant Moscou est sur le point d’être voté. Les motifs principaux sont les conséquences de la campagne de désinformation et de piratage durant les élections de 2016 attribuée à la Russie ainsi que l’annexion de la Crimée et l’ingérence du Kremlin en Ukraine. Le vaste projet de loi permettrait de sanctionner les entreprises européennes du secteur de l’énergie, et donnerait ainsi le droit aux parlementaires de s’interposer «si jamais Donald Trump décidait de suspendre des sanctions existantes contre la Russie».

Safaa CHOUKRI

 

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