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International

Erdogan célèbre l’an 1 du putsch raté

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5066 Le 17/07/2017 | Partager
Plus puissant que jamais, il continue la purge de l’administration
Vive réaction du président de la Commission européenne

«Nous arracherons la tête de ces traîtres», a lancé samedi soir le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d’un discours à Istanbul. En référence au premier anniversaire de la commémoration du putsch manqué. 
Depuis un an, la Turquie a pris un virage autoritaire particulièrement sévère. La tentative de coup d’État de juillet 2016 a été le point de départ de purges massives dans plusieurs secteurs de la société, comme l’éducation, la justice, les médias ou encore l’armée.
Réitérant son soutien au rétablissement de la peine capitale, Erdogan a proposé d’introduire une tenue unique pour les présumés putschistes incarcérés, sur le modèle de la combinaison orange que portent les détenus de la prison de Guantanamo.
En réaction, Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, a exhorté dimanche la Turquie à respecter les valeurs démocratiques si elle veut entrer un jour dans l’UE. «Un an après la tentative de putsch, la main de l’Europe reste tendue. Que la Turquie démontre clairement sa volonté d’être européenne et prenne à cœur de manière décidée les valeurs fondamentales européennes», a écrit Jean-Claude Juncker dans une tribune publiée par l’édition dominicale du journal allemand Bild. Erdogan a balayé les critiques, notamment occidentales, dénonçant un «manque d’empathie» des pays européens avec lesquels les relations se sont tendues. Ses opposants l’accusent de dérive autocratique depuis la tentative de coup d’Etat. Un an après avoir vécu la plus violente forme de contestation de son pouvoir, Erdogan, qui dirige la Turquie depuis 2003, se dresse plus puissant. Une révision constitutionnelle controversée lui permet de se maintenir jusqu’en 2029.
Alors que tous les partis politiques avaient fait vœu d’unité après le traumatisme du 15 juillet, le paysage politique turc est plus fracturé que jamais. Ankara traque inlassablement les sympathisants du prédicateur Fethullah Gülen depuis un an. Vendredi dernier, plus de 7.000 militaires, policiers et employés de plusieurs ministères ont été radiés par décret-loi.

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