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International

Le baril du pétrole coincé sous le seuil des 50 dollars

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5065 Le 14/07/2017 | Partager
Les efforts de l’Opep sont jugés insuffisants
Soutenue par le Nigeria et la Libye, la production augmente
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Si le cours du baril s’est redressé début 2017, après être tombé jusqu’à 26 dollars début 2016, il reste toujours coincé sous les 50 dollars, contre plus de 100 dollars à la mi-2014. Ce faible niveau de prix met la pression sur de nombreux pays producteurs qui ont vu leurs revenus se dégrader

Les efforts de l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et d’autres pays producteurs pour réduire la production et faire remonter les prix du pétrole n’ont pas eu d’effet aussi rapidement qu’espéré. Mais le secrétaire général de l’Organisation s’est dit «optimiste» pour les mois à venir. «Nous sommes sur la bonne voie pour aider le marché à se rééquilibrer…», a déclaré Mohammed Barkindo en marge du Congrès mondial du pétrole d’Istanbul organisé du 9 au 13 juillet. La réunion s’est tenue alors que les prix de l’or noir (sous les 50 dollars le baril) peinent toujours à remonter, malgré l’intervention de l’Organisation. Celle-ci et d’autres pays producteurs, dont la Russie, ont décidé fin 2016 (dans un accord historique) de limiter leur production pour six mois avant fin mai et de le prolonger jusqu’en mars 2018. Mais leur initiative a été pénalisée par plusieurs facteurs comme des attentes trop élevées des marchés, la reprise de la production aux Etats-Unis ou encore une faible demande.
L’action de l’Opep est aussi contrecarrée par la hausse de la production au Nigeria et en Libye ces dernières semaines. Ces deux pays ont été exemptés de l’accord de plafonnement de production en vigueur. Ceci en raison des troubles géopolitiques internes affectant leurs industries pétrolières. Le comité de suivi mis en place par l’Opep et ses partenaires doit se réunir le 24 juillet prochain à Saint-Pétersbourg en Russie pour faire le point sur la mise en place de leur accord. 
Si les premiers signes ont été positifs concernant le respect des quotas de production, les analystes craignent en effet que certains pays ne manquent à leurs engagements. «En 2017, le pétrole brut cherchera à capitaliser encore sur les perspectives que le marché se rééquilibrera finalement tandis que l’offre diminue pour satisfaire la demande», avait indiqué Ole Hansen, directeur de stratégie sur les matières premières chez Saxo Bank dans la note économique «la loi du rééquilibrage». Ceci en se basant sur la supposition que l’Opep et les producteurs hors Opep livreront les baisses promises et nécessaires pour rééquilibrer le marché. Ce qui est sûr, le marché du pétrole va probablement connaître encore cette année des mouvements importants. Le prix moyen du Brent pourrait augmenter à 54 dollars/baril en 2017 contre 45 dollars/baril en 2016.
Le prix le plus élevé de l’année (autour de 60 dollars/baril) sera probablement atteint au cours du deuxième trimestre. 
Le marché porté par la croissance de la production américaine et le non prolongement des réductions de production par l’Opep devrait ensuite rester dans une même fourchette. Dans un nouveau rapport, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) met en avant une hausse de la production de l’Opep ainsi qu’une progression de la demande mondiale.

 

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