Economie

Ex-marché de gros de Belvédère: Game over pour Chaâbi

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5064 Le 13/07/2017 | Partager
Jugement en appel en faveur de la ville
Un feuilleton judiciaire qui a duré plusieurs années
Sqala et Espace Plein Ciel Paradise dans le collimateur
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La récupération de Sqala et Espace Plein Ciel Paradise par la ville de Casablanca n’est plus qu’une question de temps

La justice a tranché dans le litige relatif au contrat d’exploitation de l’ex-marché de gros de Belvédère. La ville vient de remporter la bataille face au milliardaire Faouzi Chaâbi dans cette affaire qui remonte à 2013. La Cour d’appel administrative de Rabat a rendu son verdict en faveur de la commune urbaine de Casablanca (arrêt n° 417, dossier 357/7202/2017), qui veut reconvertir le site en centre socio-sportif.

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Le marché a été, rappelons-le, évacué de force en février dernier (cf. édition du 17 février 2017), avant d’être classé en tant qu’édifice menaçant ruine en avril dernier (suite à une expertise de LPEE). Faouzi Chaâbi, vice-président de Ynna Holding (qui exploite le site en vertu d’un contrat de bail liant la ville à Dimco, l’une des filiales du groupe), a encore l’option de pourvoi en cassation. Ce site est le 3e récupéré sur les 5 biens communaux brigués par la CUC, qui veut améliorer ses recettes. Ces biens emblématiques de la ville font l’objet d’une guérilla judiciaire depuis des années. Pourtant, les autorités n’ont jamais réussi à déloger les exploitants. Aujourd’hui, le conseil de la ville est plus que jamais déterminé à récuperer ses biens, cédés depuis des années moyennant des loyers «bradés». Après leur libération, les sites sont confiés à la SDL Casa Patrimoine, qui prépare de nouveaux cahiers des charges, avant de lancer des appels d’offres. C’est déjà le cas pour le complexe de Zenata,  le premier récupéré en décembre 2016. Ce bien fait l’objet d’un appel d’offres public (lancé en mai dernier par la SDL) pour choisir un nouvel exploitant conformément à la procédure de l’occupation temporaire du domaine public. D’ici là, le site continue de fonctionner normalement.
Les deux autres sites déjà libérés sont le complexe My Rchid de Tennis (janvier 2017) et l’ancien «marché Crio» (marché de gros) de Belvédère (février 2017). Sqala et Espace Plein Ciel Paradise sont donc les derniers sur la liste des évacuations. 
Mais ces sites ne sont que la partie visible de l’iceberg. En fait, des centaines de biens communaux sont exploités illégalement, faute de contrôle. Leurs occupants bénéficient de la désinvolture de la commune. Parmi ces sites (estimés à plus de 400), beaucoup ne sont même pas répertoriés. Aujourd’hui, un travail colossal de recensement, de classement et de valorisation des biens communaux est mené par Casa Patrimoine. En attendant l’apurement de la situation des biens communaux (qui pourrait prendre des mois, voire des années), plusieurs sites en sont aujourd’hui au stade final. Les jugements attendent juste leur exécution. Leur récupération est tributaire de l’intervention des autorités locales (wilaya et préfectures), censées appliquer les jugements et décisions communales.

 

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