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Entreprises

Entreprises: La transformation n’est plus un choix!

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5063 Le 12/07/2017 | Partager
Trois problèmes insuffisamment traités: les PME, les travailleurs précaires et la santé
Attention, ces changements ont des effets sur la santé des employés
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D’après une étude de Rekrute.com, même les dirigeants se sentent malheureux au travail. Qu’en est-il du salarié?

Transformation. On ne parle plus que de cela dans le monde de l’entreprise. Pour les uns, c’est une révolution digitale dont ils ont besoin. 
Pour d’autres, il faut passer à une totale remise en question des fonctionnements traditionnels. Ces transformations ne sont plus un choix, mais une obligation. Elles vont exiger de la patience et de la rigueur et surtout l’engagement du top management sans lequel ceux qui mènent ce changement (DRH, DAF ou autre) ne pourront pas avancer. Ce fut d’ailleurs le thème de la 1re édition du Congrès international des DG & DAF (CIDAF) qui a rassemblé 500 dirigeants à Marrakech. Co-organisé par Financité Events et l’Ordre des experts-comptables, ce congrès se veut une opportunité de rencontre, d’échange et de débat entre décideurs et membres d’équipes dirigeantes sur des thématiques d’actualité intéressant l’entreprise marocaine. Sa 1re édition a voulu explorer plusieurs volets de la transformation des entreprises et leurs déclinaisons sur les fonctions de pilotage et de décision. Notamment la transformation des structures de financement, la transformation générée par l’action des organismes publics et leurs mesures d’accompagnement, la transformation fiscale, la transformation digitale et la transformation par la restructuration. «Ce changement devrait nous permettre de gagner la bataille de la croissance et de l’innovation et de créer plus d’emplois et plus d’entreprises», estime Hamid Bouchikhi, professeur Essec Business school. «Face à 500.000 entreprises en activité au Maroc, on en retrouve 3.400.000 en France. 
Dans ce même pays, 525.000 nouvelles créations d’entreprise chaque an dont 50% en auto-entrepreneurs face à 30.000 créations par an au Maroc», déplore Bouchikhi. Pour lui, c’est le moment de se lancer d’autant plus que les incitations à l’investissement se multiplient et que les marchés à l’international s’ouvrent. Mais attention à ceux qui sont laissés de côté par la transformation des entreprises. La plupart des études indiquent que trois problèmes principaux sont insuffisamment traités: les PME, les travailleurs précaires et la santé. 
Au point de vue santé par exemple, l’étude de Kieselbach a identifié trois conséquences: les effets sur les personnes qui conservent leur emploi après une restructuration, mais qui peuvent développer «la maladie des survivants», les effets d’une surcharge de travail après la réorganisation et les effets de la perte de travail et la déstabilisation qui s’en suit. C’est pour cela que Issam El Maguiri, président de l’Ordre des experts-comptables appelle au respect de plusieurs règles avant d’entamer le processus. D’abord, un bon pilotage, ensuite une organisation de transitions équitables et sûres pour tout le monde.

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