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Economie

OCDE-Examen multidimensionnel: Le gouvernement livre sa version

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5063 Le 12/07/2017 | Partager
Le modèle de développement nécessite «des retouches» pas une refonte, selon Boussaïd
Le Maroc a besoin des IDE, même avec une faible intégration industrielle, selon Elalamy
Manque de compétitivité et de cohérence des politiques publiques, les talons d’Achille
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Face aux conclusions du rapport de l’OCDE, présentées par Mario Pezzini, directeur du Centre de développement de cette Organisation, Saâdeddine El Othmani a reconnu la persistance d’une série de défis à relever pour relancer la croissance et améliorer la qualité de vie des citoyens. Même s’il a défendu le modèle de développement en vigueur, qui a résisté, selon lui, à plusieurs chocs

Education et formation, compétitivité et cohérence des politiques publiques. Ce sont les principales contraintes au développement du Maroc identifiées par le premier volume de l’examen multidimensionnel réalisé par l’OCDE. Ce document, présenté hier à Rabat, met à nu une série d’obstacles qui freinent l’élan du Maroc. 
Plusieurs ministres, ministres délégués et secrétaires d’Etat ont accompagné le chef de gouvernement lors de cet exercice «offrant l’occasion d’évaluer le chemin parcouru», selon Saâdeddine El Othmani. Celui-ci est conscient que «l’économie nationale est appelée à faire face à une série de challenges», comme cela est soulevé par le rapport de l’OCDE. Ce document, présenté par Mario Pezzini, directeur du centre de développement de cette Organisation internationale, et Juan R De Laiglesia, économiste principal, relevant de l’Unité des examens multidimensionnels, a mis en avant trois leviers pour accélérer le développement du pays. Il s’agit essentiellement de combler les failles du système de formation des compétences, de lever les blocages à l’émergence de secteurs compétitifs et de répondre au besoin de cohérence des politiques publiques. En face, la réaction du gouvernement était mitigée. 

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El Othmani et ses ministres ont dit ne pas partager tous les éléments du rapport. Mohamed Boussaïd a d’emblée donné le ton. Pour lui, «notre problème n’est pas lié au diagnostic. Le plus important pour nous est d’identifier des solutions». Le débat a porté notamment sur la pertinence du modèle de développement marocain, dont la refonte est recommandée par cette Organisation internationale. Pour le ministre des Finances, «ce modèle est arrivé à ses limites». Mais il a besoin seulement «de retouches et d’un enrichissement». El Othmani, lui, parle de «la nécessité de se pencher sur le renouvellement de ce modèle». Miriem Bensalah Chaqroun, présidente de la CGEM, a été on ne peut plus claire. Pour elle, «notre modèle économique a besoin d’une nouvelle dynamique, basée sur la confiance, l’équité, l’inclusion et une meilleure gouvernance». Globalement, Boussaïd considère que l’effort doit être porté sur le renforcement de l’industrialisation pour doper les exportations. Pour lui, l’intégration régionale est décisive dans ce processus, comme cela a été le cas dans d’autres régions du monde, notamment en Asie du Sud-Est. «Le Maroc appartient à une zone marquée par une atonie durant les dernières années», a-t-il dit.
De son côté, Moulay Hafid Elalamy, ministre du Commerce et de l’Industrie, est revenu sur les aspects liés à l’industrialisation et aux contraintes de compétitivité du Maroc à l’international. Pour lui, il est important de trouver les leviers qui permettent de profiter des changements mondiaux, notamment après celui du modèle en Chine, ayant favorisé un reflux des investissements vers d’autres zones. Elalamy n’y va pas par quatre chemins. «Nous avons besoin d’IDE, même si le taux d’intégration industrielle est de zéro, car ils permettent de créer des emplois. Ces postes concernent toutes les catégories: manœuvriers, ingénieurs…». Face aux critiques concernant le faible taux d’intégration, il a rappelé le chemin parcouru depuis quelques années. Prenant l’exemple de Renault, il a avancé que «le gouvernement à l’époque avait bien fait de ne pas exiger un taux d’intégration, parce qu’il aurait pu perdre le contrat». Entre temps, l’accord a été revu pour passer de 30 à 45%  en 2016 et de viser 65% en 2020. Aujourd’hui, Elalamy et Boussaïd sont d’accord sur la nécessité de miser sur la formation des compétences pour capter plus de valeur ajoutée, comme cela est recommandé par l’OCDE. Même son de cloche chez le chef de gouvernement, qui a insisté sur le besoin de valoriser le capital humain, à travers une réforme effective du système éducatif.

Réformes

Durant les prochaines années, le potentiel de croissance du Maroc se situera autour de 5% en moyenne. Mohamed Boussaïd a considéré qu’il est décisif de travailler sur certains dossiers pour pouvoir faire mieux. Il s’agit notamment des différentes réformes structurelles lancées. Il a interpellé les experts de l’OCDE sur l’absence dans le rapport d’une évaluation de l’impact que pourrait avoir le déploiement de la régionalisation avancée. Le ministre des Finances a aussi mis l’accent sur l’importance du renforcement de la politique de l’offre industrielle. Idem pour l’exploitation des opportunités qu’offre la profondeur africaine du Maroc. Surtout que le pays est sur la bonne voie, de l’avis de l’OCDE. Mario Pezzini a estimé que le Maroc «est déjà engagé dans une vision globale concernant les défis que présente l’Afrique. Surtout que si les problèmes de ces pays ne sont pas résolus, les populations se déplacent vers le Nord». Le Royaume en a déjà fait l’expérience, suite à sa transformation en pays d’accueil, avec le déploiement d’une stratégie de gestion des migrants. 

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