Entreprises

Etudes supérieures - Ghorfi: Il faut dédramatiser l’erreur d’orientation

Par Abashi SHAMAMBA | Edition N°:5061 Le 10/07/2017 | Partager
thami-ghorfi.jpg

Thami Ghorfi, président du groupe ESCA Ecole de Management: «Il est important de partager avec les jeunes des données sur le marché de l’emploi et les débouchés des formations qui leur sont proposées» (Ph. T.G.)

Se tromper de choix de la branche pour ses études supérieures peut arriver à tout le monde. «Mais cela peut se rattraper et n’a rien de dramatique; il faut aller de l’avant», assure Thami Ghorfi, président de ESCA Ecole de Management. Le groupe vient de finaliser un nouvel accord stratégique avec HEC Montréal. 
A l’heure où les jeunes bacheliers s’interrogent sur la «bonne » voie à suivre pour les études supérieures, ce professionnel de l’enseignement leur prescrit une règle simple: bien s’informer sur la filière et ses perspectives ainsi que sur l’établissement que l’on vise. Enfin, ne pas surestimer ses capacités. 

- L’Economiste: Beaucoup de jeunes s’apprêtent à s’engager dans les études supérieures. Que leur conseillez-vous? 
- Thami Ghorfi: Face à une multitude d’offres de formation, il est nécessaire de rassembler les informations et faire un rapprochement avec ses aptitudes et orientations personnelles. Une projection sur le projet de carrière permettrait de statuer sur le domaine d’études et donc, le programme de formation à suivre, et de se fixer des objectifs personnels.
Avant d’effectuer son choix, il faut se renseigner sur la qualité de l’institution, sa notoriété et sa réputation: se renseigner sur la reconnaissance de l’établissement par l’Etat et les professionnels, sur les classements internationaux les plus fiables, ses programmes de formation, la qualification des enseignants, les partenariats académiques et l’évolution professionnelle des anciens diplômés. J’insiste sur ce point, car il renseigne sur l’employabilité de la formation. Enfin, le jeune bachelier doit s’informer sur les méthodes pédagogiques et la vie à l’école, les ouvertures du programme et les possibilités d’études offertes à court et moyen termes. Il s’agit d’évaluer, entre autres, les opportunités d’études à l’international, la possibilité de poursuivre éventuellement des études doctorales, etc.

- Comment négocier la transition souvent difficile du passage du lycée à l’amphi?
- C’est vrai, c’est un changement radical pour beaucoup de jeunes. A l’issue de leurs études secondaires, les bacheliers se retrouvent dans un environnement différent du lycée où ils deviennent acteurs majeurs de leur formation. Il faut dire qu’il va changer de statut, il devient dorénavant un jeune étudiant. 
A ESCA Ecole de Management, nous prenons en charge les étudiants dès leur intégration par le Centre d’accompagnement. Ce centre leur offre l’encadrement nécessaire pour réussir au mieux leurs études et pour les préparer à la vie active par la suite. 
Nos étudiants évoluent dans leur prise de responsabilités ce qui leur permet de renforcer leur développement personnel graduellement et de devenir de plus en plus autonomes.

- Comment rebondir après un mauvais choix initial? 
- Une inadéquation entre le choix de formation du bachelier et de ses orientations peut avoir des conséquences négatives sur son projet professionnel. D’où l’importance de se fixer des objectifs clairs et d’approfondir ses recherches sur le programme et l’établissement choisi pour ses études.  La formation à suivre devrait lui permettre d’atteindre ses objectifs. Nous recevons fréquemment des étudiants qui souhaitent rattraper leur choix initial. Nous accordons du temps à ce type de profil pour les écouter et les orienter dans le but de s’assurer de la cohérence entre leurs attentes et le programme dans lequel ils candidatent. Avec nos 25 années d’expérience, nous pouvons dire qu’il faut dédramatiser ce genre de contretemps et aller de l’avant. 
D’ailleurs, nous veillons à ce que nos étudiants fassent leur choix de parcours en connaissance de cause. Notre parcours Grande Ecole s’étale sur 5 ans. Les 3 premières années couvrent l’ensemble des aspects de management, ce qui permet aux étudiants de découvrir en même temps leur vocation pour faire un choix réfléchi pour les options en 4e et 5e année. Par ailleurs, il est à souligner qu’avec la reconnaissance de l’école par l’Etat, nos étudiants peuvent suivre leur cursus dans le public notamment pour un doctorat.

Un nouvel accord ESCA/HEC Montréal

ESCA Ecole de Management et HEC Montréal viennent de conclure une convention permettant à 80 étudiants de deux institutions de vivre un semestre d’études à Montréal ou à Casablanca au cours des cinq prochaines années. Les deux établissements s’entendent également au développement de nouveaux programmes et projets en commun bénéficiant du rôle que joue ESCA Ecole de Management en tant que hub éducatif à Casablanca et au service de la région. Les deux groupes renforcent ainsi leur partenariat stratégique initié septembre 2016 à partir duquel les deux écoles offrent la possibilité à des bacheliers de poursuivre un bachelor en administration des affaires à HEC Montréal après deux ans à ESCA Ecole de Management.

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc