International

Comment freiner les flux migratoires

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5058 Le 05/07/2017 | Partager
Bruxelles présente un plan d’action pour aider l’Italie
Une réunion des ministres de l’Intérieur de l’UE prévue en Estonie

La crise migratoire sera largement abordée lors de la réunion des ministres européens de l’Intérieur prévue jeudi 6 juillet à Talinn, la capitale de l’Estonie. A la veille de ce rendez-vous, la Commission européenne a proposé un plan d’action pour soutenir l’Italie débordée par des arrivées de migrants sur ses côtes depuis la Libye.

Le plan présenté hier mardi au Parlement européen à Strasbourg prévoit de renforcer encore les capacités des autorités libyennes grâce à un projet de 46 millions d’euros élaboré conjointement avec l’Italie. L’aide qui lui est destinée sera augmentée grâce à une enveloppe supplémentaire de 35 millions d’euros prête à être immédiatement mobilisée. L’exécutif européen demande notamment de «soutenir la création, en Libye, d’un centre de coordination et de sauvetage maritime entièrement opérationnel et d’aider ce pays à renforcer les contrôles à sa frontière méridionale».

Parmi les plus de 100.000 migrants arrivés depuis janvier en Europe en traversant la Méditerranée, plus de 85.000 ont débarqué en Italie et près de 9.300 en Grèce, selon les chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). La «route migratoire» de la Méditerranée centrale est redevenue la principale porte d’entrée en Europe depuis que les arrivées sur les côtes grecques par la mer Egée ont fortement chuté à partir du printemps 2016.

«Rome ne peut pas continuer à absorber à elle seule les dizaines de milliers de migrants qui arrivent sur ses rivages», a averti l’ONU, qui réclame la mise en place d’un système pour le partage du fardeau. Le Haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR) compte mettre en place un «mécanisme régional de débarquement» lors de la réunion à Rome.

Tout en insistant sur la nécessité de répartir la responsabilité de l’accueil et de l’hébergement des réfugiés arrivant en Italie. Ce pays demande que d’autres pays européens ouvrent leurs ports pour recevoir ces embarcations, afin de la soulager, mais la France a décliné cette invitation, estimant qu’elle était «contre-productive». L’ONG SOS Méditerranée, qui gère avec Médecins sans Frontières un bateau de secours, a estimé que «cela forcerait les secours à aller vers d’autres ports européens, ce qui serait difficile sur le plan logistique».

A noter que le ministère italien des Affaires étrangères a annoncé la convocation de l’ambassadeur d’Autriche. Ceci après les déclarations d’un ministre autrichien sur le possible déploiement de militaires à la frontière pour empêcher tout afflux de migrants.

 

 

 

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