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Conseil de l’UE: Les priorités de la présidence estonienne

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5058 Le 05/07/2017 | Partager
Compétitivité, sécurité et numérique… au programme
Pendant six mois, Tallinn devra orchestrer les réunions
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Depuis le 1er juillet, l'Estonie (petit Etat de 1,3 million d’habitants) succède à Malte à la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne. Elle sera suivie par la Bulgarie en janvier 2018. Selon le calendrier initialement prévu, le Royaume-Uni aurait dû être le prochain pays à exercer cette fonction. Mais avec le Brexit, le gouvernement britannique a fait savoir qu'il ne pourrait assurer cette présidence tournante.

Pendant sa présidence, l’Estonie sera chargée notamment d’organiser et de présider des réunions et des groupes de travail à tous les niveaux (www.eu2017.ee). La présidence a pour mission de représenter le Conseil et de défendre les accords conclus dans le cadre des négociations avec la Commission et le Parlement européen.
Voici quelques priorités:

• Booster la compétitivité:
La présidence estonienne s’appliquera à protéger et promouvoir les quatre libertés fondamentales de l’UE (la libre circulation des biens, des personnes, des services et des capitaux). Elle s'assurera que la prestation des services et la création des entreprises soient aussi faciles que possible, ainsi qu’à promouvoir l’avancement des négociations commerciales. Il est question aussi de créer de nouvelles possibilités de financement pour les entreprises et d’assurer un secteur bancaire stable. Le défi est d’aller plus loin dans la lutte contre l’évasion fiscale.
• Sécurité et lutte contre le terrorisme:
Renforcer la sécurité intérieure, la lutte contre le terrorisme et le crime organisé est primordial. Ceci passe par la protection des frontières extérieures de l’UE en améliorant la coopération et en utilisant des systèmes d’information de pointe. L’autre objectif consiste à poursuivre le travail sur la crise migratoire et sur la réforme du régime d’asile européen commun et soutenir et renforcer les relations avec les pays du Partenariat oriental. A cela s’ajoutent, les perspectives d’une hausse des dépenses de défense et le développement de la coopération européenne de défense et du partenariat UE-Otan.

• Le numérique et la libre circulation des données:
Tout un programme doit être mis en place. Il vise à développer le commerce et les services numériques transfrontaliers au bénéfice des consommateurs, des producteurs et des entreprises. L’idée est de créer un environnement favorable aux services innovants et de développer les services publics numériques transfrontaliers.

 

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