Dossier Spécial

Formation d’ingénieurs: Un créneau prometteur pour l’enseignement privé

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5057 Le 04/07/2017 | Partager
Il répond aux besoins des secteurs traditionnels: industrie, agriculture, BTP, tourisme…
Et accompagne les stratégies sectorielles: automobile, énergie renouvelable, aéronautique…
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L’UIR figure parmi les universités non publiques dont l’offre de formation a pu drainer plus de bacheliers depuis son ouverture avec un objectif d’atteindre 5.000 étudiants en 2021

Après  d’une dizaine d’établissements d’enseignement privés (universités et écoles) viennent d’obtenir la reconnaissance de leurs diplômes. Mais le marché de l’emploi reste un élément déterminant pour apprécier l’offre de formation de ces établissements. Ce qui explique l’importance d’innover afin de s’adapter aux besoins du marché.

La formation d’ingénieurs constitue un créneau sollicité par les jeunes bacheliers eu égard aux opportunités de carrières qu’il présente. Elle figure parmi les cursus proposés par les établissements privés pour accompagner le développement des secteurs traditionnels de l’économie nationale comme le BTP, l’industrie, l’énergie et l’agriculture.

Les établissements des grandes villes rivalisent en matière d'offres à ce niveau. A Rabat, l’Ecole de l’ingénierie de l’énergie de l’UIR (université internationale de Rabat) a pour ambition de former des ingénieurs en mesure d’apporter des solutions pertinentes et parfaitement adaptées aux besoins énergétiques de nombreux secteurs tels que l’industrie, bâtiment, transports, l’agriculture, etc.

L’Université privée de Marrakech (UPM) dispose, elle, d’un pôle de formation dédié à l’ingénierie et innovation qui offre la possibilité d'obtenir un diplôme d’ingénieur dans certaines spécialités: ingénieur en génie civil-infrastructures de transport/infrastructures de bâtiment et celui d’ingénieur en agro-industrie avec plusieurs options aux choix. De son côté, la métropole investit dans le technique. L’école d’ingénierie de l’Université internationale de Casablanca (UIC) propose, ainsi, des formations dans les spécialités notamment dans le génie civil, électrique, industriel et mécanique.

L’Université privée de Fès (UPF) offre la possibilité de préparer des diplômes type ingénieur notamment dans le génie civil, électronique et informatique. La formation d’ingénieurs a été renforcée par l’ouverture dernièrement (2015) de l’Ecole Centrale Casablanca qui est intégrée au réseau international des Écoles Centrale (France, Chine, Inde et Maroc).

Cet établissement propose à ses élèves ingénieurs trois options de spécialisation à partir de la 3e année: génie industriel, énergie ainsi que construction et développement durable. De nombreuses autres options sont offertes par le groupe des Écoles Centrale et Centrale Supelec, dans le cadre des mobilités internationales, est-il rappelé.

Métiers mondiaux

Toujours dans le domaine de l’ingénierie, certaines universités privées adaptent leur offre de formation pour accompagner le développement des nouveaux métiers mondiaux du Maroc. Ainsi, l’UIR via son établissement School of Automotive Engineering assure la formation des ingénieurs multidisciplinaires dans le domaine du transport: automobile, ferroviaire…Parmi les composantes de l’UIR, il y a la «School of Aerospace Engineering» qui dispense des formations de haut niveau dans le domaine de l’aéronautique et du spatial.

La formation dans les métiers de l’aéronautique est également proposée par l’école d’ingénieur de l’université Mundiapolis de Casablanca. Cette dernière offre également des filières de formation en logistique comme cela est le cas pour l’UIR et la Business School de l’UPF.

L’offre de formation des établissements d’enseignement privé ambitionne aussi d’accompagner les grands projets lancés par le Maroc dans le domaine des énergies renouvelables. L’université de Marrakech (UPM) propose une formation pour l’obtention d’un diplôme d’ingénieur en énergie renouvelable: Eolien, photovoltaïque, hydraulique ou encore biomasse. Cette formation figure également parmi les spécialités proposées par l’UPF.

Nouveautés pour la prochaine rentrée

Nouvelles filières pour la prochaine rentrée. L’école Toulouse Business School Casablanca prévoit 2 nouveaux programmes en formation initiale notamment avec le Bachelor in management (Bac +3) et un master en marketing, management et communication. Au menu également des nouveautés en formation en alternance avec 2 filières, management juridique des entreprises et relations et RH en partenariat avec le cabinet DIORH.  L’Université Mundiapolis envisage, elle, de lancer des programmes en alternance dans l’aéronautique, CCA (compta contrôle et audit), droit et logistique ainsi que des projets de double diplomation avec l’université de Montpellier dans les sciences de la santé.
L’université privée de Marrakech va enrichir son offre avec un programme licence en droit des affaires, et un autre en journalisme (licence et master). Au menu également, un programme Ingénieur en architecture d’intérieur et un master en management du sport dès la prochaine rentrée.

Bourses d’excellence

Le développement de l’enseignement supérieur privé pourra renforcer les inégalités sociales en donnant plus de chance aux jeunes issus de familles riches pour suivre leurs études. Il s’agit de craintes qu’on ne cesse d’avancer dans le débat public.
A ce titre, il faut rappeler que les frais de formation dans l’enseignement supérieur privé pourront débuter à partir de 40.000 DH à plus de 100.000 DH par an notamment pour les facultés de médecine. Pour donner la chance aux bacheliers méritants issus de familles modestes, des bourses partielles ou complètes sont accordées par certains établissements privés. C’est le cas de l’UIR avec 880 bourses sur un effectif global de plus de 2.840 étudiants au titre de l’année 2016/2017.

                                                                     

Santé: L’offre de formation se renforce

Deux établissements non publics sont aujourd’hui opérationnels dans le domaine de la santé: l’université internationale Abulcasis des sciences de la santé à Rabat et celle de Mohammed VI des sciences de la santé (UM6SS). «Notre institution est la première du Royaume à former les étudiants infirmiers au sein d’une faculté, selon un système LMD, afin d’offrir à terme, au Maroc, la première génération d’infirmiers docteurs», note Pr Chakib Nejjari, président de l’UM6SS.

Certains de ces infirmiers docteurs deviendront des professeurs assistants puis des professeurs agrégés en sciences infirmières contribuant ainsi à la formation des formateurs en sciences infirmières pour notre pays, ajoute-t-il. La nouvelle université de Casablanca abrite aussi une école dédiée au Génie biomédical qui assure la formation des ingénieurs dans ce domaine. L’Ecole internationale de santé publique délivrera aussi des masters en santé publique et en management des établissements de santé.

D’autres universités non publiques proposent aussi des filières dans la santé: l’UIR qui abrite une faculté dentaire, Mundiapolis avec son pôle santé, et la faculté des sciences de la santé de l’Université internationale de Casablanca. Celle-ci renforce son offre de formation avec le lancement de 5 filières pour la rentrée 2017-2018.

Elles proposent des métiers très demandés sur le marché comme les sciences infirmières ainsi que biotechnologie et santé (Niveau Bac+3) et des masters dans les 3 spécialités: kinésithérapie du sport, orthophonie clinique ainsi que nutrition humaine, sécurité sanitaire des aliments et santé.

 

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