Habillage_leco
International

UA: Pour son premier sommet, le Maroc en force

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5056 Le 03/07/2017 | Partager
Les 3 et 4 juillet à Addis-Abeba
La réforme institutionnelle, sécurité au Sahel…
ua-maroc-056.jpg

Le Maroc marque son retour à l’UA avec une forte délégation, à la 29e session ordinaire du sommet de l’Union
 (Ph. L. H.)

C’est un sommet africain de transition qui s’est ouvert mardi 27 juin à Addis-Abeba. Le premier pour le Maroc depuis son retour triomphal à l’Union africaine (UA). Le Maroc a dépêché à Addis-Abeba une importante délégation, composée des principaux ambassadeurs en poste sur le continent.

Il se dit que le Prince Moulay Rachid représenterait sa Majesté à ce sommet. Rabat entend s’imposer dans l’agenda des discussions et contrer ses adversaires qui s’agitent déjà dans les travaux préparatoires. L’Algérie et ce qui lui reste d’alliés ont échoué à faire adopter une nouvelle résolution anti-marocaine sur le Sahara.

Divisée en trois volets distincts, la 29e session ordinaire du sommet de l’Union africaine a été précédée de la 34e session ordinaire du Comité des représentants permanents, qui a eu lieu les 27 et 28 juin. La 31e session ordinaire du Conseil exécutif des ministres des Affaires étrangères a quant à elle démarré le 30 juin. Cette dernière prépare l’agenda du sommet des chefs d’Etat qui se tiendra ce lundi 3 et demain 4 juillet.

Plusieurs points devraient être discutés et de nombreuses questions soulevées sur la mise en œuvre de la réforme du fonctionnement de l’UA. Des questions techniques comme le vote du budget 2018 de l’Union (évalué à 769 millions de dollars) seront à l’ordre du jour.

Alors qu’aujourd’hui son budget dépend à plus de 80% de donateurs extérieurs, l’UA souhaite instaurer son autonomie financière et ainsi, son indépendance. La taxe dite «Kaberuka», du nom de l’ancien président de la Banque africaine de développement à l’origine de cette proposition, prévoit d’instaurer un prélèvement de 0,2% sur les importations. A l’instar du nouveau président de l’organisation continentale (Alpha Condé, chef de l’Etat guinéen), le Maroc entend donner à l’UA une nouvelle dynamique et milite pour la réforme de son fonctionnement, son autonomie financière…

En effet, l’organisation est largement subventionnée par les Occidentaux. Cependant, il ne faut pas s’attendre à des décisions majeures au sortir de ce sommet. Tout juste un suivi des grandes problématiques du continent et «une clarification» de la réforme institutionnelle proposée par le président rwandais, Paul Kagame. La mise en œuvre de la réforme de l’Union africaine constitue le chantier majeur de l’institution.

Négligé lors des derniers sommets, le terrorisme dans le Sahel fera aussi partie des sujets centraux. A Addis-Abeba, les pays sahéliens attendent donc plus qu’un soutien politique: ils espèrent un geste financier des membres de l’institution panafricaine.

En effet, au début de l’année, le Mali, la Mauritanie, le Tchad, le Niger et le Burkina Faso ont annoncé le déploiement de 10.000 hommes pour lutter contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière, sans que soit résolue la question du financement. 400 millions d’euros seraient nécessaires.

 

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc