Analyse

«Les subventions de l’Etat ont montré leur efficacité»

Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:5045 Le 14/06/2017 | Partager
Encourager la productivité et améliorer la qualité
Une production dépassant toutes les prévisions
La betterave poursuit ses records
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Pour Abderrahman Naili, «l’effort fourni par l’Etat reste considérable». Une tendance confirmée par  la forte demande des agriculteurs sur les subventions (Ph. JEH)

Abderrahman Naili est à la tête de la Direction régionale de l’agriculture de Casablanca-Settat (DRA-CS). Il dresse un bilan positif de la campagne agricole 2016-2017. Il assure aussi que la région dispose de tout le potentiel qu’il faut pour devenir la première région agricole du Maroc.

- L’Economiste: Quel bilan faites-vous de la campagne agricole actuelle?
- Abderrahman Naili:
C’est une campagne exceptionnelle qui a été réalisée cette année au niveau de la Région Casablanca-Settat. Nous avons en effet enregistré de très bons rendements surtout en céréaliculture et aussi pour la betterave. La Région a produit 26,1 millions de quintaux. Ce qui représente 25% de la production nationale au titre de l’année en cours. Les premières récoltes ont montré que les rendements réalisés ont dépassé, et de loin, toutes les prévisions et estimations. Et cela aussi bien au niveau de la province de Settat, ou de celle de Berrechid ou encore dans celles d’El Jadida et Sidi Bennour. Ces rendements oscillent entre 30 et 35 quintaux par hectare en zones bour et entre 70 et 80 quintaux par hectare en zones irriguées. Et les produits sont de bonne qualité, il faut le dire. Les moissons sont presque achevées. Elles ont été réalisées à hauteur de 85% dans les zones bour et de 50% dans les zones irriguées.

- Le point fort de l’agriculture dans cette région reste la betterave. Une production record est-elle envisagée?
- Pour la culture de la betterave, la Région des Doukkala est la première au niveau national. L’année dernière, nous avons enregistré une production de 235.000 tonnes de sucre. C’est un véritable record qui a été réalisé grâce à la conjugaison des efforts de tous les intervenants dans ce secteur, qu’il s’agisse des agriculteurs, des industriels ou des pouvoirs publics et du département de tutelle. Les rendements ont dépassé les 85 tonnes par hectare et, pour la première fois, nous avons enregistré une production de 14 tonnes de sucre par hectare. C’est là un résultat très positif d’un niveau international dont nous sommes très fiers.
- Ces résultats sont-ils dus à un effet d’entraînement du plan Maroc Vert?
- Lorsque nous avons mis en marche le plan Maroc Vert, nous avons également mis en place les moyens qu’il faut pour lui assurer le succès escompté en accompagnant les agriculteurs. Parmi les moyens mis en œuvre à cet effet, et des plus efficaces, c’est l’instauration d’une politique de subventions au profit des agriculteurs, et cela à tous les niveaux. A titre d’exemple, en 2016, nous avons octroyé 415 millions de DH en subventions à 22.000 agriculteurs. Et depuis le début de l’année en cours, 140 millions de DH de subventions ont été accordés aux agriculteurs. Ce sont là deux chiffres significatifs qui donnent une idée sur l’aide fournie par l’Etat au secteur agricole dans la Région Casablanca-Settat dans le but d’encourager les agriculteurs à améliorer leur productivité.  

- Comment est assurée la commercialisation de la production?
- Côté commercialisation de la production, le problème ne se pose pas, du moins pour la betterave. C’est la Cosumar qui prend toute la production de la région. Pour les céréales, l’Etat a fixé les prix de référence dès le mois de mai. Actuellement, l’on a constaté que les agriculteurs livrent déjà leurs productions soit aux coopératives, soit aux différents opérateurs du secteur (minotiers, industriels…). Les prix varient entre 245 et 250 DH le quintal en fonction de la qualité des céréales commercialisées.

Propos recueillis par Jamal Eddine HERRADI I

 

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