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International

Conférence G20/Afrique: Investissements et migration, les priorités

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5044 Le 13/06/2017 | Partager
L’initiative «Compact with Africa» discutée à Berlin
Une plateforme pour entrer en contact avec des investisseurs

Plusieurs dirigeants africains participent à la conférence du G20/Afrique organisée les 12 et 13 juin à Berlin. L’Allemagne voulant saisir l'opportunité de sa présidence du G20 pour attirer les investissements vers le continent. Le projet «Compact with Africa» (cf. notre édition N°5043 du 12/06/2017) doit être approfondi lors de la conférence africaine, quelques semaines avant le sommet des chefs d'Etat à Hambourg en juillet. Du côté marocain, Mohamed Boussaïd, ministre de l'Economie et des Finances, et Miriem Bensalah-Chaqroun, la présidente de la CGEM, font partie de la délégation officielle.

Le soutien du G20 à l'Afrique vient à point nommé. La Banque africaine de développement, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont élaboré une liste de mesures et instruments. Par exemple, le FMI a mis en place des programmes avec ses pays membres dont le Maroc. Ils peuvent être ajustés pour tenir compte des récentes initiatives tout en protégeant la résilience macroéconomique et la viabilité de la dette publique.

Plusieurs pays doivent  accroître l'efficacité de leurs dépenses publiques, ce qui est essentiel pour l'investissement dans les infrastructures. L'Afrique a besoin d'environ 100 milliards de dollars par an en investissements pour combler son déficit en infrastructures. Comme il est essentiel de soutenir le développement du secteur financier et d’accentuer la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Le ministère allemand du Développement a annoncé 300 millions d'euros d'aides supplémentaires aux pays notamment soucieux de lutter contre la corruption.

Déjà en mars, lors d'un sommet du G20 Finances, les grands argentiers des principales économies du monde avaient convié leurs homologues de Côte d'Ivoire, du Maroc, du Rwanda et de Tunisie à se joindre à eux pour mettre sur pied ce partenariat baptisé «Compact with Africa». Cette fois-ci, le Ghana et l'Ethiopie se joignent à cette initiative. Les dirigeants du Niger, d'Egypte ou encore du Mali, ainsi que le président de l'Union africaine, le Guinéen Alpha Condé, seront aussi reçus par la chancelière Angela Merkel.

Seul un pays du continent, l'Afrique du Sud, fait partie du G20. Et jusqu'à présent, le développement économique africain n'avait jamais vraiment été à l'agenda des principales économies mondiales. Pour l'ONG One, l'initiative allemande dans le cadre du G20 est à saluer, mais «les propositions actuellement sur la table sont insuffisantes». Car elles sont trop tournées vers les Etats les plus solides et trop concentrées sur les investissements privés.

Un frein aux migrants

Berlin veut soutenir l’Afrique dans l’objectif aussi de freiner les migrations. L’Allemagne a accueilli plus d'un million de demandeurs d'asile ces dernières années, essentiellement de Syrie, d'Irak et d'Afghanistan. En mars dernier, la Chambre haute du Parlement allemand a rejeté un projet de loi visant à débouter plus facilement les demandeurs d’asile algériens, marocains et tunisiens. Concrètement, le gouvernement voulait inscrire ces trois pays du Maghreb sur sa liste des pays dits «sûrs». Ce qui aurait permis aux services de l’immigration de rejeter de façon quasi automatique les demandes d’asile de leurs ressortissants.

 

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