Economie

Le butane enflamme les dépenses de compensation

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5043 Le 12/06/2017 | Partager
3,7 milliards de DH en quatre mois
L’effet de la double hausse du volume et des cours
butane_compensation_043.jpg

Après la remontée des cours observée en janvier-février, la tendance s’est inversée depuis mi-avril. Les experts mettent en avant les incertitudes  sur la capacité des producteurs à réduire une offre mondiale toujours élevée. La chute s’est encore amplifiée au mois de mai, les prix ont été notamment affectés par une reprise de la production libyenne

A fin avril 2017, la charge de compensation s’est alourdie de plus de 2 milliards de DH. Une explosion de 66% en comparaison avec la même période de l’année dernière. La forte hausse s’explique quasi exclusivement par le gaz butane. La valeur du volume mis en consommation a augmenté de 73% sous l’effet de l’appréciation des cours à l’international.

Les cours du pétrole auxquels sont corrélés les prix du gaz ont varié entre 50 et 55 dollars le baril contre 45 à 50 dollars lors du dernier semestre 2016. (Voir infographie ci-contre). Mais la tendance peut évoluer en fonction de la situation dans le Golfe arabo-persique.

Au total, la charge liée au soutien du prix du gaz butane s’est élevée à plus de 3,7 milliards de DH contre 2,1 milliards à fin avril 2016. Les prévisions gouvernementales tablent sur 14 milliards pour l’année 2017. En revanche, la hausse de la charge de compensation du sucre a été limitée à 3%. Sur les quatre premiers mois de l’année, le montant s’est établi à 1,13 milliard de DH au lieu de 1,1 milliard à la même période de 2016.

L’évolution de la charge de compensation du sucre est proportionnelle à celle de la consommation du produit sous ses quatre formes: pain, morceau, lingot et granulé. Et la charge concerne essentiellement le sucre produit localement à partir des plantes sucrières. Avec la réalisation de trois campagnes record au niveau national et la hausse des cours à l’international, l’import s’est inscrit en forte baisse sur les quatre premiers mois: 10,11%.

Toutefois, la valeur de la subvention du volume importé a atteint 304 millions de DH durant le premier trimestre, contre une recette en faveur de la Caisse de compensation de 105 millions sur la même période de 2016. A l’origine, la forte fluctuation des cours du marché international du sucre. De 357 dollars la tonne en 2016, ils ont grimpé à 490 dollars sur les quatre premiers mois de l’année, soit une hausse de 37%.

La Caisse cite à cet effet les dossiers d’importation déposés auprès de ses services. En ce qui concerne la situation des paiements de la subvention du gaz butane et du sucre, la Caisse a versé aux opérateurs plus 6,5 milliards de DH au 31 mai dernier.

Quant aux créances dues aux opérateurs à la même date, elles concernent les mois de mars et avril 2017. Leur montant qui s’élève à plus de 1,8 milliard de DH n’a pas encore été réglé à la Caisse. L’essentiel, 1,5 milliard de DH, revient aux importateurs-distributeurs du gaz butane.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc