Société

Anti-corruption: L’organe de pilotage approuvé

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5038 Le 05/06/2017 | Partager
Le décret de création du Comité national adopté en Conseil de gouvernement
Principale mission: présenter des propositions susceptibles de renforcer la transparence
Une procédure unifiée au niveau des administrations pour la réception des plaintes
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La mise en place d’un système unifié de réception des doléances des citoyens vis-à-vis des administrations n’empêche pas le recours des usagers à d’autres mécanismes, particulièrement de saisir directement l’institution du Médiateur (Les visages ont été modifiés - Ph. L’Economiste)

C’est l’un des principaux leviers prévus par la stratégie de la lutte anti-corruption. Le nouveau comité national en charge de ce dossier sera bientôt opérationnel. Le décret relatif à sa création a été adopté lors de la dernière réunion du Conseil de gouvernement. Il s’agit d’un mécanisme qui sera chargé du suivi et de l’exécution des mesures et projets prévus par la stratégie nationale.

L’objectif est de «promouvoir la transparence et accompagner les secteurs concernés par les programmes portant sur la lutte contre la corruption», selon Mustapha El Khalfi, ministre délégué en charge des Relations avec le Parlement, porte-parole officiel du gouvernement.

Des observateurs ne cachent pas leur crainte de voir ce comité se transformer en coquille vide. Surtout que la stratégie élaborée sous le mandat précédent est articulée essentiellement autour de slogans et de déclarations d’intention. Quoi qu’il en soit, le nouveau comité sera présidé par le chef du gouvernement. Sa principale mission est de «présenter à l’exécutif des propositions susceptibles de renforcer la transparence et la lutte anti-corruption».

Il est aussi habilité à «examiner les programmes et initiatives visant la lutte contre la corruption». C’est au niveau de la pratique sur le terrain que le rôle de ce comité devra être décisif. Le décret relatif à sa création permet la mise en place de commissions thématiques. Celles-ci seront chargées de l’exécution de projets spécifiques de lutte anti-corruption. Il s’agit notamment de ceux définis par la stratégie nationale ou encore ceux à dimension sectorielle.

Parallèlement, un autre mécanisme de moralisation de la vie publique sera bientôt déployé. Il s’agit notamment de la mise en place d’un système unifié pour la réception des plaintes et des doléances des citoyens au niveau de toutes les administrations. Rappelons que la corruption est l’un des maux systématiquement pointés dans la relation entre les usagers et l’administration.

Un nouveau décret, adopté lors de la dernière réunion du Conseil de gouvernement, détermine les procédures de réception des plaintes et propositions des usagers, en plus du suivi de leur traitement. Une plateforme unifiée sera créée au niveau du portail national de l’administration publique. Les usagers des services publics pourront y déposer leurs plaintes et doléances. L’administration sera obligée de répondre aux observations dans des délais précis. Cette nouvelle réglementation concerne les différentes administrations, ainsi que les collectivités territoriales, les établissements publics…

 

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