Insolites

Un Monde Fou

Par L'Economiste | Edition N°:5029 Le 23/05/2017 | Partager

■ Les automobilistes philippins privés de bibelots religieux

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Les autorités philippines ont interdit pour des mesures de sécurité aux automobilistes du très pieux archipel de suspendre à leur rétroviseur rosaires et icônes, suscitant la fureur de l'Eglise et d'associations.

L'interdiction s'inscrit dans le cadre d'une série de mesures visant à éviter que les automobilistes ne soient distraits au volant. Celles-ci incluent également une interdiction d'utiliser son téléphone portable, de se maquiller, de manger ou de boire en conduisant, a indiqué Aileen Lizada, porte-parole de l'autorité nationale de régulation des transports. Mais c'est l'interdiction des rosaires, des figures pieuses et des bibelots religieux qui ornent les pare-brise et tableaux de bord des taxis, minibus et «jeepneys» qui a suscité la plus grande controverse. Les «jeepneys» sont d'imposants véhicules de transport collectif bricolés à partir de jeeps abandonnées par les troupes américaines à la fin de la Seconde Guerre mondiale et qui portent souvent de riches décorations et des couleurs flamboyantes.

Environ 80% de la population philippine est catholique, et beaucoup considèrent que ces objets les protègent sur les routes. «C'est une réaction exagérée, qui manque de tact et de sens commun», a déploré lundi à l'AFP le père Jerome Secillano, secrétaire exécutif aux affaires publiques de la Conférence philippines des évêques. «Les gens se sentent plus en sécurité avec ces images religieuses, ils pensent qu'il y a une intervention divine, qu'ils sont guidés et protégés». Piston, une association de conducteurs et de propriétaires de «jeepneys», a également dénoncé la mesure qui ne s'appuie selon elle sur aucune étude qui montrerait que les rosaires et images religieuses sont responsables d'accidents. «Ne vous mêlez pas de la foi des automobilistes», a averti George San Mateo, président de Piston.

■ Un homme-sirène!
Cheveux châtains mi-longs, barbe quelque peu hirsute, Davi Moreira fait son show au milieu des vagues d'Ipanema. Ce jeune Brésilien au look de surfeur n'a pas de planche au pied, mais une queue de sirène turquoise attachée autour de la taille. Une scène insolite qui ne manque pas d'interloquer plus d'un baigneur sur cette plage mythique de Rio de Janeiro. Pour ce jeune homme de 22 ans, rien de plus naturel.

«C'est un style de vie, une façon d'exprimer mon amour et mon respect pour la mer, la rencontre entre deux mondes», raconte-t-il à l'AFP. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il est loin d'être seul: au-delà du Brésil, la mode des sirènes a gagné de nombreux pays du monde entier, du Canada à la Russie, en passant par les Pays-Bas.

Pour Davi, cette passion a commencé dès sa plus tendre enfance. Ce fils de pêcheur rêvait de devenir Ariel, l'héroïne aux cheveux écarlates de «La petite sirène», dessin animé qu'il a vu des dizaines de fois. Il l'a même rejoué à sa façon, dans un remake gay désopilant du classique des studios Disney qui a atteint plus de 18.000 vues sur YouTube.

 

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