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Politique

Législatives françaises: Un fauteuil pour deux

Par Amine Boushaba | Edition N°:5027 Le 19/05/2017 | Partager
Une guerre «maroco-algérienne» pour la 9e circonscription chez les «macronistes»
La section marocaine de La République en Marche soutient M’jid El Guerrab
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Ayant orchestré la campagne d’Emmanuel Macron dans plusieurs pays, El Guerrab estime être le plus légitime pour représenter le LREM (Ph. LREM)

M’jid El Guerrab fera-t-il cavalier seul? L’homme qui se présente aujourd’hui comme l’unique candidat aux prochaines élections législatives françaises (4 et 18 juin 2017) sous les couleurs de La République en Marche (LREM), dans la 9e circonscription des Français de l’étranger (Maghreb et Afrique de l’Ouest), est en tout cas déterminé malgré l’imbroglio politique suscité par la nomination, depuis Paris, de Leila Aïchi.

Un parachutage, dénoncé à l’unanimité par le comité En Marche au Maroc, en Tunisie mais aussi au Sénégal. L’ex-sénatrice, d’origine algérienne, écologiste passée au Modem, avait suscité un tollé et une vague de protestations en raison de ses positions pro-Polisario et franchement anti-marocaines.

Dans le QG de campagne de M’jid El Guerrab, situé au centre de Casablanca, une vingtaine de «marcheurs» s’activent autour du Franco-Marocain, qu’ils désignent dans un communiqué comme «la seule candidature légitime dans cette circonscription». «Nous estimons que la candidature de Leila Aïchi est clivante et, de ce fait, ne peut absolument pas nous représenter», estime Jaoued Boussakouran, le responsable du mouvement à Casablanca, lors d’une rencontre avec la presse, annonçant le dépôt officiel de la candidature d’El Guerrab.

Le choix d’El Guerrab est-il pour autant  une réaction à la position inamicale de Leila Aïchi envers le Maroc? «Depuis plusieurs mois, avec l’ensemble des «Marcheurs» de notre circonscription, je n’ai cessé de me battre pour faire gagner Emmanuel Macron, j’ai lancé une marche africaine, qui m’a conduit de Casablanca à Abidjan, en passant par Ouagadougou, Bamako et Dakar… J’ai personnellement accompagné Emmanuel Macron sur chacun de ses déplacements.

Ma légitimité en tant que candidat n’est plus à prouver», déclare El Guerrab. Aujourd’hui la candidate du Modem semble avoir effectué un rétropédalage: «Je suis légaliste. Je fais mienne la position de la France  et des Nations unies sur la question du Sahara. Je n’ai jamais tenu des propos anti-marocains», se défend-elle dans un communiqué. Les militants, eux, ne décollèrent pas.

C’est d’ailleurs avec une joie non dissimulée que les militants ont appris, pendant le brief, que la candidate Aïchi a été désinvestie. En effet, dans la nouvelle liste de candidats publiée par LREM mercredi à 18 heures, le nom de Leila Aïchi a été effacé.  Seul hic dans l’histoire, le nom n’a pas été remplacé et la neuvième circonscription a tout simplement disparu de la liste. Il est fort à parier que la campagne pour les prochaines législatives françaises serait pour le moins agitée dans cette 9e circonscription.

Deux aspirants «macronistes» devraient s’y affronter. Une première candidate désignée officiellement, avant d’être désavouée, mais qui ne s’annonce pas vaincue et un deuxième, privé du logo officiel, pour l’instant, mais qui  jouit du soutien conséquent des militants LREM. Si la bataille des nominations est féroce, c’est que les enjeux de la 9e circonscription, qui regroupe 16 pays, sont importants. Le Maroc y joue un rôle prépondérant. A lui seul, le pays rassemble un tiers des électeurs et a représenté, au premier tour de la présidentielle, 42% des votants, suivi de la Tunisie et de Sénégal.

 

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