Economie

La Banque mondiale appuie la désintermédiation

Par Franck FAGNON | Edition N°:5026 Le 18/05/2017 | Partager
Prêt de 350 millions de dollars pour la réforme du marché financier
Développer les mécanismes de garantie des prêts et de nouvelles solutions de financement
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Le prêt de 350 millions de dollars de la Banque mondiale financera la réforme du marché des capitaux ainsi que la Caisse marocaine des retraites (Ph. L’Economiste)

L’essentiel du financement des entreprises prend la forme d’un crédit bancaire. La morosité de la conjoncture et la dégradation des délais de paiement ont poussé le volume du crédit interentreprises au-delà du raisonnable. Les PME en particulier utilisent peu les autres sources de financement. La réforme de la Bourse, entre autres, est censée les encourager à y venir financer leurs projets.

Une partie du prêt de 350 millions de dollars (3,4 milliards de DH) de la Banque mondiale ira soutenir le développement d’instruments de financement alternatifs au système bancaire. En mars dernier, la Banque mondiale avait approuvé un chèque de 50 millions de dollars (490 millions de DH) pour encourager le financement sur fonds propres pour les jeunes entreprises innovantes et à forte croissance. Ce sont des chantiers dont la portée est lointaine.

Dans l’immédiat, l’objectif est de faciliter l’accès des entreprises aux sources qu’elles connaissent le mieux. Les capitaux apportés par la Banque mondiale permettront de développer les mécanismes de garantie publique des crédits. Pour les banques, les petites sociétés sont jugées très risquées, ce qui explique une certaine réticence à leur endroit.

Sinon, l’acceptation du risque se traduit par une tarification élevée. Les instruments de la Caisse centrale de garantie permettent aujourd’hui à de nombreuses entreprises d’accéder au crédit bancaire à des coûts plutôt attractifs. L’idée est de les étendre et d’en faire profiter un plus grand nombre d’entreprises. Il s’agira aussi de développer des instruments pour une meilleure appréciation du risque des nouveaux emprunteurs.

Les autres chantiers portent sur l’amélioration de l’inclusion financière grâce notamment à l’émergence de nouveaux prestataires de services de paiement. L’ouverture de cette activité à des opérateurs autres que les banques va dans ce sens. Plusieurs opérateurs dont Maroc Telecom ou encore Naps se positionnent déjà sur ce créneau.

«L’initiative privée est le moteur de la création d’emplois, et un meilleur accès au financement, parallèlement à d’autres efforts axés sur l’inclusion financière et la préservation de la stabilité financière, permettra d’exploiter le potentiel considérable des jeunes et des femmes au Maroc», relève Marie-François Marie-Nelly, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte.

Le prêt de la Banque mondiale financera aussi la Caisse marocaine des retraites (CMR). Les premiers effets de la réforme de la Caisse se traduiront par une revalorisation de la pension minimale et la pension de réversion versée aux veuves.

 

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