Economie

BAM confirme: Le basculement en juillet!

Par Abashi SHAMAMBA | Edition N°:5026 Le 18/05/2017 | Partager
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Abderrahim Bouazza, directeur général de Bank Al-Maghrib

Alors que les acteurs du marché se posaient des questions sur le calendrier de la réforme, Abderrahim Bouazza, directeur général de Bank Al-Maghrib confirme que la réforme du régime de change du dirham sera déclenchée en juillet. «Nous n’avons pas changé de discours, ni de calendrier», confie-t-il en exclusivité à L’Economiste.
 
- L’Economiste: Avez-vous le sentiment que les opérateurs économiques intègrent les enjeux liés au passage à un régime de change plus flexible?
- Abderrahim Bouazza:
Nous essayons de les sensibiliser depuis plusieurs semaines à travers différents canaux, notamment la CGEM et les fédérations professionnelles. J’espère qu’ils comprennent, et dans tous les cas, ils ont toute latitude pour poser le maximum de questions sur des aspects qui ne leur semblent pas assez clairs. Cette rencontre internationale sur le régime de change et la flexibilisation du dirham à Marrakech rentre dans ce processus.
- Pouvez-vous être plus précis sur le calendrier du basculement du dirham? A la Banque centrale, vous vous contentez de dire que c’est au 2e semestre…
- Il n’y a aucun mystère sur l’échéancier. Nous avons dit et répété que le basculement du régime de change interviendra au début du deuxième semestre de cette année, en juillet 2017. Nous n’avons pas changé de discours, ni de calendrier.
 
- Cette réforme sera-t-elle accompagnée d’une plus large ouverture du compte capital? Au FMI, on estime que ce sont les deux faces de la même médaille.
- C’est pour cela que Bank Al-Maghrib travaille en étroite collaboration avec le ministère des Finances et l’Office des changes. D’ailleurs, la nouvelle instruction des changes 2017 qui sera publiée dans les prochaines semaines, prévoit un certain nombre d’assouplissements. Bien sûr, la flexibilisation du taux de change est une première étape. Elle sera suivie par une réflexion sur davantage de mobilité des capitaux.  

- La lutte contre l’inflation vous paraît-elle la priorité absolue dans un contexte de chômage de masse des jeunes et de croissance molle?
- Nous savons qu’il y a un débat sur cette question dans beaucoup de pays, sur le niveau du curseur de la mission des Banques centrales. Au-delà, nous sommes attentifs surtout à la conjoncture économique de notre pays et chaque fois que cela était nécessaire, nous prenons des mesures pour soutenir l’activité. La stabilité des prix est certes la mission statutaire de Bank Al-Maghrib, mais nous avons déployé ces dernières années une politique monétaire accommodante en injectant plus de crédits destinés aux petites entreprises. Notre action n’est pas déconnectée de la réalité économique.
 
- Les restrictions au compte capital expliqueraient en partie le faible taux d’investissement direct étranger rapporté à la population. Qu’est-ce que cela vous inspire?

- Qu’il faut continuer à améliorer notre environnement économique et le climat des affaires afin d’attirer plus d’investissements.
Propos recueillis par
Abashi SHAMAMBA   

 

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