Entreprises

Uber: J’y suis, j’y reste…

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5026 Le 18/05/2017 | Partager
Le DG régional entame le dialogue avec les autorités
Un centre d’appels à Casablanca pour desservir 25 pays
anthony_el_khoury_uber_026.jpg

«Il faut trouver les meilleures régulations pour arriver à la vision de smart city. Les lois datant de 1963 ne sont plus adaptées à l’époque», souligne Anthony El Khoury, DG régional d’Uber pour le Moyen-Orient (Ph. F. Al Nasser)

«Le Maroc a une vision pour la smart city, mais les réglementations doivent suivre». Anthony El Khoury, DG régional d’Uber pour le Moyen-Orient, en déplacement cette semaine au Maroc, y croit fermement. Ce dirigeant est persuadé qu’après une période d’adaptation (des usagers, des taxis et surtout de la législation), les plateformes collaboratives comme Uber rentreront rapidement dans les mœurs.

El Khoury est au Maroc justement pour enclencher les négociations avec les autorités compétentes en matière de transport urbain. «Nous en sommes au stade de discussions préliminaires afin de travailler dans un cadre sain et serein», insiste-t-il. El Khoury donne l’exemple d’autres pays dans la région Mena où la résistance du départ s’est vite transformée en engouement.

«C’est le cas de Dubaï où du jour au lendemain les lois se sont adaptées et les autorités sont même allées plus loin en demandant d’autres services comme les voitures autonomes, les taxis volants, Uber Eats...», poursuit El Khoury. Uber y a aussi introduit une option de reconnaissance faciale pour ses chauffeurs.

L’un des meilleurs exemples, c’est aussi celui de l’Arabie saoudite. «Après une présence de deux ans, nous avons les meilleures régulations et des chauffeurs à 100% de nationalité saoudienne». Avec ses 45.000 chauffeurs inscrits, l'Egypte enregistre une croissance qui dépasse les 200%, à en croire El Khoury. Dans la région Mena, Uber est présente dans 9 pays et 15 villes.

«Nous sommes là pour compléter l’offre de transport urbain existante et non pour concurrencer l’existant», explique le dirigeant régional. Et la présence d’Uber ne se réduit pas à sa plateforme. L’entreprise californienne a lancé en 2015 un call center BPO qui dessert 25 pays (dont le Canada, la Russie, l’Europe, Moyen-Orient…) à partir du Maroc.

Le centre d’appel, qui a démarré avec une dizaine de salariés, compte aujourd’hui 450 employés qui assurent le traitement des requêtes des usagers de l’application (SAV, livraisons de nourriture…). Même les services qui ne sont pas encore lancés au Maroc (comme Uber Eats) sont gérés à partir de Casablanca. «Toutes les langues y sont utilisées, y compris le russe et l’azerbaidjanais», signale pour sa part Meryem Belqziz, DG Uber Maroc.

Par ailleurs, une centaine de nouveaux taximen ont rejoint l’application après le lancement récent d’une 3e option «Uber Taxi». Les utilisateurs de ce nouveau produit sont mis en relation avec des taxis rouges ordinaires. Les paiements se font uniquement cash sur uberTaxi et les prix des courses seront calculés au compteur.

A ce jour, 14.000 chauffeurs et 180.000 passagers sont inscrits sur la plateforme, lancée en juillet 2015. Plus de 38% de courses sont opérées par des étrangers au Maroc, originaires de 67 nationalités (français, américains, chinois…).

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc