Habillage_leco
Dossier Spécial

Transport & Logistique: La nouvelle force de frappe de l’ONCF

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5025 Le 17/05/2017 | Partager
Sortir des villes pour s’implanter à proximité des voies ferrées et du réseau routier
Le foncier libéré est développé en projets urbains
L’Office veut lancer des solutions logistiques globales
oncf-logistique-025.jpg

Mohamed Rabie Khlie, DG de l’ONCF: «Nous souhaitons positionner le rail là où il est le plus efficace et le plus compétitif. C’est-à-dire dans le transport de très gros volumes et sur des distances importantes» (Ph. L’Economiste)

Mohamed Rabie Khlie est bien avancé dans la mise en œuvre de la stratégie de l’ONCF en matière logistique. Schématiquement, elle consiste à faire sortir des centres-villes la composante marchandise et industrielle pour les implanter à l’extérieur, à proximité des voies ferrées et du réseau routier et autoroutier. 

Il s’agit de se positionner sur ce créneau en développant les gares fret, adossées à des ports secs, des entrepôts logistiques et des hubs de messagerie. L’idée de Rabie Khlie qu’il a réussi à insuffler dans les rangs de l’ONCF est de «ne plus raisonner en maillons de transport isolés, mais en chaîne de logistique globale.

Cela se fera, soit en développant les autres maillons de la chaîne logistique directement ou via des partenariats avec d’autres prestataires, notamment le transport routier».

Le programme de développement des plateformes logistiques, adossées à des ports secs au cœur des grandes conurbations, s’inscrit dans cette logique. Grâce à l’étendue et à l’importance de son patrimoine foncier, l’Office dispose d’espaces suffisants pour créer ces zones, dédiées au déchargement des convois et aux sorties des conteneurs.

«Nous y adossons également des entrepôts, afin de faciliter la gestion logistique des marchandises, pour mieux répondre aux besoins croissants de nos partenaires et clients. Mita est notre première plateforme opérationnelle à Casablanca. Des ports secs sont d’ores et déjà prêts à Marrakech et à Fès. D’autres suivront à Tanger ou encore à Oujda…», rappelle Mohamed Rabie Khlie. Pour lui, le mode de transport ferroviaire ne doit plus être considéré isolément. L’avenir est à l’intégration.

A ce titre, l’ONCF se positionne comme un intégrateur logistique important, qui a toute sa place dans la chaîne de création de valeurs. Certes, le transport ferroviaire est indéniablement un vecteur et un outil de développement de la mobilité durable au service  de l’économie nationale, avec près de 40 millions de voyageurs transportés par an et autant de tonnes de marchandises dans de bonnes conditions de sécurité et de qualité.

Mais, il n’en demeure pas moins qu’il est en droite ligne avec les objectifs de la stratégie nationale de la compétitivité logistique en intégrant le métier de la logistique dans ses dimensions d’aménagement et de prestations 3PL. En alliant des avantages indéniables du transport ferroviaire et les performances de ses activités logistiques, l’ONCF aura développé un modèle économique compétitif au service de ses clients, précise le DG.

L’objectif étant de proposer des solutions globales, intégrées et à fortes valeurs ajoutées permettant aux opérateurs économiques nationaux et internationaux d’optimiser leurs chaînes d’approvisionnement et de distribution.  Ces solutions ont été déployées à travers des plans logistiques sectoriels développés par l’ONCF pour les secteurs des céréales, des hydrocarbures et des conteneurs.

Ce qui passe via des infrastructures de gares Fret installées  dans  des zones industrielles et des plateformes logistiques. Elles sont construites sur un important foncier, au niveau des principaux centres économiques, notamment à Casablanca, Fès et Marrakech.

Selon le rapport d’activité de 2015, le transport des produits énergétiques intégrant le charbon, le fuel et le gasoil a affiché une croissance de 9% en chiffre d’affaires par rapport à 2014, soit 140 millions de DH. Quant au volume transporté, il a dépassé 1,5 million de tonnes avec une nette hausse de fret hydrocarbure.

Cette dernière activité affiche un net regain, qui s’explique par les nouveaux flux de fuel et de gasoil en provenance du terminal des hydrocarbures de Tanger Med. Ceux-ci sont destinés à compenser l’arrêt des activités de la Samir, mais aussi approvisionner la centrale thermique de Kénitra, des centres de l’OCP et des dépôts de stockage d’Afriquia.

De bout en bout

Pour le patron des chemins de fer, le fret suit une tendance mondiale de logique de transport intégré de bout en bout. D’ailleurs, l’ONCF dispose d’une filiale dédiée au transport routier. «Ce choix stratégique démontre que nous ne nous situons pas dans une logique de concurrence frontale et permanente vis-à-vis de la route. Nous souhaitons en effet positionner le rail là où il est le plus efficace et le plus compétitif. C’est-à-dire dans le transport de très gros volumes sur des distances importantes. Nous ne sommes compétitifs qu’à partir d’une masse critique. D’où la nécessité d’une complémentarité intelligente entre les différentes formes de fret», insiste le patron de l’ONCF.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc