Competences & rh

Les nouveautés de la rentrée

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5024 Le 16/05/2017 | Partager
Après l’inauguration d’un lycée à Bouskoura, la réouverture du site de Aïn Sebaâ
Hausse des droits de scolarité de 3%, sauf pour Bouskoura et Malraux
Partenariat avec l’Etat marocain qui devient propriétaire des établissements
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Pour Jean-Christophe Deberre, DG de l’OSUI: «un lycée français qui conduit uniquement à poursuivre des études en France n’est plus suffisant. Il faut garantir aux élèves une mobilité internationale» (Ph. L’Economiste)

- L’Economiste: La prochaine rentrée scolaire est à nos portes. Que préparez-vous comme nouveautés?
- Jean-Christophe Deberre:
Notre croissance est importante. De 150 élèves en 1996, nous sommes passés à 9.132 cette année. Lors de la rentrée scolaire 2017, nous allons atteindre le chiffre de 10.000 élèves. Il a donc fallu adapter, construire, réhabiliter les établissements, un très grand effort sur l’accueil et les conditions d’accès a été fait. L’année dernière, nous avons inauguré le nouveau lycée Massignon à Bouskoura. Cette année, la nouveauté sera la réouverture du site d’Aïn Sebaâ que nous avions laissé, pour y accueillir des enfants de maternelle et de primaire dans des locaux totalement réhabilités. A la rentrée 2017, à Casablanca, nous aurons donc une offre supplémentaire d’environ 450 places. Nous allons également lancer un chantier de restructuration du lycée André Malraux à Rabat. Sur la route de Zaërs, nous avons acquis un lot, à côté du site actuel, et sur lequel nous allons construire le lycée, un terrain de sport, un bâtiment administratif et culturel et un auditorium. Tout cela va permettre de requalifier totalement ce lycée dans l’offre de l’OSUI à Rabat.
En même temps, nous pensons à la relocalisation de l’école française d’Essaouira, avec les autorités marocaines, qui lient l’attractivité de la ville à la stabilisation de cette école française.

- Ces investissements vont-ils se traduire par une hausse des frais de scolarité?
- Cette année, nous avons été particulièrement attentifs aux effets de la crise mondiale sur la consommation marocaine. A part les deux sites de Bouskoura et de Malraux qui ont fait l’objet de gros investissements avec répercussion sur les nouveaux entrants, l’augmentation des droits de scolarité en moyenne n’excède pas 3%. C’est vraiment le minimum qu’on puisse demander pour faire face à des charges salariales, de fonctionnement et d’équipement. Bien sûr, il y aura toujours des parents mécontents pour dire que c’est trop cher et qui en feront naturellement une contestation. Mais pour ceux qui peuvent avoir des difficultés, cela existe même dans la classe aisée que nous scolarisons, nous répondons présents. Nous faisons face à ces difficultés survenant de façon ponctuelle et je défie quiconque de trouver un élève dont la famille connaît des difficultés financières à cause des accidents de la vie, d’un décès,… et qui ne soit pas pris en charge ponctuellement par l’établissement. Nous n’évinçons personne.

- Et pour les sites de Bouskoura et André Malraux, de quel ordre sont les augmentations?
- Les nouveaux entrants, depuis 2016 pour le site de Bouskoura et ceux d’André Malraux à la prochaine rentrée, subissent une hausse plus importante de l’ordre de 10% par rapport aux tarifs anciens, par équité eu égard aux efforts faits par les générations précédentes. En revanche, l’école Alphonse Daudet dans le quartier d’Aïn Sebaâ ouvrira avec des tarifs équivalents à ceux qui étaient pratiqués lors de la fermeture de ce site.
- A l’époque, la construction du lycée de Aïn Sebaâ a été financée par la CFCIM. Certains parents d’élèves affirment que le deal passé avec cette institution leur coûte cher. Pouvez-vous nous éclairer sur ce partenariat?
- C’est très simple. Quand l’OSUI a décidé d’ouvrir un lycée en 1996, nous n’avions pas de locaux. La Chambre française de commerce avait des terrains à Aïn Sebaâ dont elle avait la jouissance. Elle a proposé de construire le lycée et nous le louer. Nous sommes le locataire d’un bailleur. Il n’y a ni deal, ni mystère. C’est la même chose que lorsqu’on loue une maison ou un appartement.
A Bouskoura, c’est complètement différent. Nous sommes dans une relation de coopération avec le gouvernement. Nous avons construit le lycée Louis Massignon à Bouskoura sur un terrain public. Nous avons financé ce bâtiment. Nous avons signé une convention avec la wilaya, mais in fine, à qui appartiendra ce bâtiment? A l’Etat marocain! On ignore ces vérités. Quand nous avons construit l’école primaire André Malraux, nous l’avons fait sur un terrain du domaine public. Il était inoccupé. Aujourd’hui, elle accueille 1.000 élèves. Pareil. C’est une relation de partenariat et de service. L’OSUI n’a aucun intérêt commercial. Nous sommes là uniquement pour développer des établissements scolaires qui correspondent à une demande sociale.

Propos recueillis par
Mohamed CHAOUI

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